jeudi 3 avril 2014

Média : ça tique sur l'éthique ? Y a des hauts et... débat.

LesIndignésDuPAF (@IndignEsDuPAF)
@JF_Kahn: «Une génération devra assumer cette mission: contre l'horreur médiatique, rétablir l'honneur médiatique.»
plon.fr/ouvrage/l-horr…

Pourfendeur iconoclaste du panurgisme médiatique, notre poil à gratter national a pris du recul pour mieux interpeler le "quatrième pouvoir"... 

Le PAF saura-t-il entendre ce vibrant appel à la refondation des pratiques ?

Quel part le public doit-il prendre dans "l'éducation aux média" ? (Voir http://mediaeducation.fr/)

Débattons-en bientôt ensemble ? le 4 juin 2014 à Boulogne-Billancourt à l'Espace Landowski ? à confirmer...


Déjà avant son départ chez nos voisins suisses, il nous ouvrait les yeux sur les limites et opportunité de la communication sur internet... (voir le Huffington Post ici)


 __________________________________________________________

Annexes : 




o   Au Danemark : formation au « journalisme constructif » ici

o   Au Québec : « Le Devoir » : Une étude révèle les hauts et les bas de l’indépendance journalistique : cliquer ici

o   Google News, le futur du journalisme ?  Interview ici

Par l’intermédiaire du GESTE, conférence de Richard Gingras au siège de Google France, qui n’est autre que le patron monde de Google News.
(il est « Senior Director News & Social ». Il est donc à la fois en charge de Google News et de Google+.)

Extraits :
« Inutile de croire qu’il y aura une période de transition. Il est déjà demain »

« Les médias traditionnels courent souvent plutôt derrière les pure players d’infotainment et le buzz, voire carrément derrière la presse people »

« Connecter les points du social graph, et du geo graph pour créer de nouvelles manières de trouver du contenu ? C’est l’objectif affiché de Google »

·         Les émissions de radio sur France culture :

o   « La démocratie des crédules » : cliquer ici

o    Sur la déontologie : cliquer ici

Qui sont les journalistes aujourd'hui ?

L'argus de la Presse enqueté en 2013 auprès de 700 d'entre eux. Cliquer ici

mardi 2 avril 2013

Grand Débat le 11 juin 2013 : "Le modèle allemand, mythe ou réalité ?", l'occasion d'un diagnostic comparatif pour la France ?





Après ce bel événement, nous avons le plaisir de vous proposer ici l'enregistrement audio ainsi que notre la revue de presse réalisée pour l'occasion et permettant d'approfondir le sujet.

Timing de la soirée (pour écouter éventuellement la séquence de votre choix) : 

Introduction :   Jean-Philippe Brette
4' 24" :            1ère intervenante : Elisabeth Humbert-Dorfmüller
32' 50" :          2ème intervenant : Guillaume Duval
1h 16' 35" :     Première série de questions
1h 47' 30" :     Deuxième série de questions
2h 06' :            Fin



N'hésitez pas à notre rejoindre dans l'association (contact@invivo-asso.fr) et à l'année prochaine !

 



Ce grand débat s'est tenu à Boulogne Billancourt  le mardi 11 juin 2013 à 20h30 à la salle du Parchamp : 

Thème : 

"Le modèle allemand, mythes ou réalité ?
La France cherche sa voie."

(Voir l'invitation facebook ici, et pour suivre notre actualité, rejoindre notre groupe ici)

Il s'inscrit dans le cadre de l'anniversaire des 50 ans du traité de l'Elysée et est référencé officiellement ici.
 


Nos invités :

1. Elisabeth Humbert-Dorfmüller

          Consultante, spécialiste de l’Allemagne, secrétaire de section du SPD Paris
          
          Son blog :          http://leblogfrancoallemand.unblog.fr/


2. Guillaume Duval

Rédacteur en chef du magazine : "ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES"
à l'occasion de son livre :

"Made in Germany : Le modèle allemand, au delà des mythes"
aux éditions du Seuil.

Lien internet :
http://www.alternatives-economiques.fr/made-in-germany_fr_pub_1189.html






Résumé du livre de G. Duval :

Que ne lit-on et n'entend-on pas en France sur le modèle allemand ? On fait en particulier très régulièrement l'éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.

Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l'économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l'entreprise n'appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d'équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d'un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l'industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts.

Au contraire, la profonde remise en cause de l'État social, menée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, a probablement fragilisé le modèle allemand : le développement spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir.

On l'aura compris, ce qu'il faudrait copier ce sont plutôt les caractéristiques traditionnelles du modèle allemand que les réformes récentes qui y ont été apportées. Il n'est cependant jamais aisé de transposer les éléments d'un modèle national lié à une histoire particulière. Une meilleure compréhension de la société et de l'économie allemandes par les Français est en revanche indispensable pour réussir à imaginer ensemble un avenir pour l'Europe.

Pour s'abonner à Alternatives Economiques : cliquer ici

Nous remercions la ville de Boulogne Billancourt d'avoir publié l'annonce de cet événement sur son site ici.


Autre article : 20 minutes 

De quoi réaliser un débat passionnant !



Provoqué par la thèse de Guillaume Duval ci dessous, ce débat a été l'occasion pour le public de participer à un échange libre et approfondi avec nos experts intervenants.

Après une dérive passagère vers le modèle libéral-financier qui a fini par montrer ses limites lors de la crise de 2008, et dans lequel l’Etat se place volontairement en retrait du jeu économique comme dans les pays anglo-saxons, la France devrait, dit-on, revenir résolument à son modèle commercial-industriel qui fait le succès de son partenaire allemand, mais réussit diversement au Japon et à la Chine.

L'analyse fine des défauts et qualités réels de la société allemande pourra, à cette occasion, nous permettre de discerner celles dont la France doit s'inspirer à moins qu'elles ne sont pas applicables dans notre pays, et ceux, au contraire, dont nous devons nous garder.

Trions ensemble les idées fausses des vertueuses !

Exemples supposés positifs : Déflation compétitive, restrictions salariales de l'ère Schroeder, investissement à l'Est dans une zone à faibles couts, formation par l'apprentissage, succès des corporations professionnelles, co-détermination entre salariés et dirigeants, faible coût de la vie (logements,...), décentralisation, parlementarisme, normalisation et compétitivité, pas de nucléaire militaire, système de santé rationalisé, sortir du nucléaire civil en déployant éoliennes et énergie solaire ou biomasse...

Exemples supposés négatifs : pollution massive d'une électricité issue du charbon et cout de l'électricité, perte de souveraineté énergétique au profit de la Russie, austérité unilatérale à somme nulle en Europe et montée des extrémismes pour les peuples en crise, individualisme national (monnaie, eurobonds, politique énergétique, rigueur excessive,..), délocalisation des contraintes (pollutions, 4ème age, ...), fin du rôle de la banquindustrie, sacrifice de l'émancipation féminine (taux d'emploi, temps partiel, paupérisation,...), vieillissement de la population, fracture culturelle avec son immigration turque (PISA),...



Une référence, en passant, sur le sujet : 

A noter l'ouvrage de Jean-Louis Beffa qui décrit dans son livre "La France doit choisir" quatre approches, deux possibles, une souhaitable


http://www.slate.fr/story/48979/beffa-ou-la-nostalgie-du-colbertisme



"Les Etats peuvent choisir entre plusieurs approches, «de l’attitude libérale à la cogestion à l’allemande en passant par la voie plus hybride de la protection réglementaire». En fait, Jean-Louis Beffa distingue quatre possibilités.



Le modèle libéral-financier, dans lequel l’Etat se place volontairement en retrait du jeu économique, est celui des pays anglo-saxons et des principales institutions financières du globe. Il se caractérise par un marché des capitaux pleinement libéral, des stratégies d’entreprises aux ordres des actionnaires, une politique de concurrence prédominante. Pas besoin de s’étendre: les années 2007-2008 ont révélé les dérives de ce système, ses effets néfastes sont reconnus, tranche Jean-Louis Beffa. La question porte sur la mutation de ce système.



Le modèle commercial-industriel est celui de l’Allemagne, du Japon et de la Chine, mais aussi de la Corée du sud et de la Finlande. Il n’est pas protectionniste mais accorde une large place à l’action publique pour stimuler la croissance des entreprises, privilégie les approches de long terme et s’accompagne d’une relation étroite entre patronat et syndicat. Jean-Louis Beffa, on l’a compris, s’en fera l’avocat, d’autant plus naturellement pour cet X-Mines que ce modèle serait apparenté selon lui au néo-colbertisme. Un retour aux sources.



Le modèle rentier est celui des pays richement dotés en ressources naturelles, comme l’Arabie saoudite et la Russie. Avec un quasi monopole de l’Etat, direct ou non, sur l’exploitation de ces richesses. Quant au modèle autocentré, c’est celui du Brésil et de l’Inde qui donne la priorité au marché domestique et suppose des Etats de grande dimension. Deux cas de figure dans lesquels la France ne peut s’inscrire. Les termes du choix de Beffa, en réalité, se limitent à deux hypothèses.



Il faut croire que la dérive fut grande…

Après une longue description de la construction du nouvel ordre mondial, l’auteur analyse les mutations du modèle français, en relevant «qu’aucun système libéral n’aurait pu réussir à créer ces entreprises qui restent encore aujourd’hui un élément essentiel du dispositif français au sein de la mondialisation».



Soulignant que la transition vers le modèle libéral-financier a été impulsée par la gauche avant d’être poursuivie par la droite, il critique le découpage des grands groupes français pour le seul intérêt des investisseurs anglo-saxons, et regrette que le rapprochement avec le système de cogestion l’allemande ait été remplacé par une gouvernance visant à la primauté de l’actionnaire, allant jusqu’à inventer des stock-options pour les dirigeants afin que ceux-ci alignent leurs intérêts sur ceux des actionnaires plutôt que sur l’intérêt collectif.



Ces propos, qui ne détonneraient pas dans le discours d’un leader du Front de gauche ou de la CGT, sont beaucoup moins convenus sous la plume d’un grand patron qu’on n’entendit jamais s’exprimer publiquement ainsi lorsqu’il était lui-même en plein exercice. Il faut croire, mais on le sait, que la dérive fut grande.



Sortir de l’actuelle gestion du déclin

Aujourd’hui, «c’est la question de la croissance économique de la France qui se pose». Jean-Louis Beffa ouvre des pistes en matière de fiscalité et de distribution des revenus. Il présente aussi une hypothèse dangereuse: le refus d’adopter une voie et de s’y tenir qui caractérise l’actuel malaise français et se traduit par une gestion du déclin.



D’où la nécessité du pacte national, dans le cadre d’une Europe confrontée à «un défi à sa portée». Car si la diversité des situations pose à l’Europe la question du choix de son modèle, l’avenir de la France passe par le resserrement du couple franco-allemand, à l’intérieur d’une Union «à deux vitesses» et acceptée comme telle. Ce qui suppose que la France adopte le modèle commercial-industriel de son partenaire (qui, lui, n’a aucune raison d’en changer)."

jeudi 22 novembre 2012

Les prémisses d'une école nouvelle : le débat fut passionnant !






Une belle soirée, qui a captivé son public ! Quatre intervenants bénévoles qui se sont appliqués à passer leur message réformiste, loin de la résignation ambiante, donc plein de promesses, autant des germes qui se multiplient pour ensemencer une école nouvelle !

Puis vinrent une rafale de questions et témoignages passionnés, venant d'une cinquantaine de spectateurs, et une envie de poursuivre plus loin le sujet !

Résumé de la soirée et bande audio pour (ré)écouter la conférence de cette soirée (mettre un casque !) 

Cliquer sur : http://partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNK15NDRevvRfBVhBvinwgtMxTl6/   (130 Mo)

Timing :
Introduction      JP Brette puis :
3' 35" :             Brigitte Prot                               Psychopédagogue de la motivation
25' 20" :           Thibault Renaudin                       Secrétaire général de l’AFEV
43' 20" :           Témoignage Sylvain Canet,         Directeur d’école, investi dans les présidentielles.
1h 00' 20" :       Christian Renaudin                     Secrétaire général du syndicat SE-UNSA
1h 19' 30" :       Début de la séance de questions / réponses  
                       (au moins aussi intéressant que le début !)




En synthèse :
« L’école a finalement toujours été très perfectible mais les défis de la société de la connaissance nous obligent désormais à réussir son accomplissement.
« …Les élèves déclarent : "Ils ne se rendent pas compte de nos besoins... ! ". Les enseignants répondent "On y arrive plus… !"
« …Quand un enfant rentre à la maison, on lui demande "quelle note as tu eu ?" au lieu de "Est ce que tu as du plaisir ?" »
« …Une refonte plus importante qu’on imagine est à construire tous ensemble. »
« …Plutôt qu’une réforme et un ministre tous les 18 mois, il y a nécessité de stabiliser l’institution pour la refonder dans la durée, dans une certaine Union nationale. »
« …Il faut que chacun progresse dans la connaissance de soi. Ceci pour apaiser les relations et réussir l’orientation des élèves. »
« …Beaucoup va passer par la formation des enseignants, et la valorisation du savoir être. »
« …L’institution doit désormais promouvoir l’expérimentation pédagogique mais les enseignants doivent aussi oser dépasser les excès et frilosités de leur hiérarchie. »
« …La transition douce primaire / collège doit être initiée. Les rythmes et les programmes doivent être progressivement adaptés aux élèves. »
« …Et on doit faire évoluer le monde enseignant par imprégnation du monde extérieur dans l’école. »

N'hésitez pas à nous contacter au 01 46 04 18 67 ou à contact@invivo-asso.fr si vous voulez prolonger la réflexion et l'action citoyenne en compagnie de l'association In Vivo.

-----

En attendant, quelques citations autour du sujet :

Dans le monde entier, l'école nuit à l'éducation parce qu'on la considère comme seule capable de s'en charger.
[ Une société sans école ]
Illich, Ivan

« On n'enseigne pas ce que l'on sait.
On n'enseigne pas ce que l'on veut.
On enseigne ce que l'on est. »
Jean Jaurès

Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens. 
Tu m'impliques, j'apprends.
Franklin, Benjamin 

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes
et le peu de bien que nous pensons des autres.
Mark Twain

Il y a très peu d'hommes vraiment originaux; presque tous se gouvernent,
pensent et sentent par l'influence de la coutume et de l'éducation.
Voltaire

Nietzsche écrivait : si on veut des esclaves, c'est un contre-sens de leur donner une éducation de maîtres.

"L'autorité n'est pas obéissance mais reconnaissance d'une relation
dissymétrique dont chacun reconnait la justesse et la légitimité
et où tous deux ont d'avance leur place fixée."
Hannah Arendt

L'éducation doit chercher sa voie entre le Scylla du laissez-faire et le Charybde de l'interdiction.
[ Nouvelles Conférences sur l'introduction à la psychanalyse ]
Freud, Sigmund

L'objectif de toute éducation devrait être de projeter chacun dans l'aventure d'une vie à découvrir,
à orienter, à construire.
[ Abécédaire de l'ambiguïté de Z à A ]
Jacquard, Albert

Un des plus grands problèmes de l'éducation est le suivant:
comment unir la soumission sous une contrainte légale avec la faculté de se servir de sa liberté?
Car la contrainte est nécessaire ! Mais comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte?
[ Réflexions sur l'éducation ]
Kant, Emmanuel

La violence n'est pas innée chez l'homme. Elle s'acquiert par l'éducation et la pratique sociale.
  [Françoise Héritier]
Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001

L'éducation n'est, en somme, que l'art de révéler à l'être humain
le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l'emploi de ses énergies
et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.
  [Henry Bordeaux]
Extrait de Les pierres du foyer

La France n'est pas la Suède : le rapport à la politique, chez nous,
repose plus sur le modèle romain de la clientèle
que sur le modèle nordique de la pédagogie.
Pascal Lamy

Confucius  L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos : elle n'éclaire que le chemin parcouru.
 
Einstein, Albert  La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
             
"Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser."
[ Esquisses de l'homme ]
Emile-Auguste Chartier, dit Alain

Le difficile n'est pas d'apprendre ce qu'on ne sait pas, c'est d'apprendre ce qu'on sait.
  [Jacques Salomé]

Quand on ouvre une école, on ferme une prison.
Victor Hugo

Rousseau : éduquer c'est perdre du temps : "Oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation ? Ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre." Rousseau

"L'éducation des enfants ressemble à la mastication des pierres dures."
Citation arabe ; Livre des proverbes arabes - IIe siècle.

"L’intelligence ne peut être menée que par le désir.
Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie.
L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie.
La joie d’apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs."
Maria Montessori

Michel Serres. Il disait "Regardons le mot "Autorité". Il vient de Auctoritas qui a donné Auction en anglais.
L'Auction est celui qui augmente les sommes lors des enchères. Il se porte garant, caution que la somme sera donné.
En fait l'Auction est celui qui est responsable de la somme.
Michel Serres disait que donc l'autorité est celui qui "Augmente". Le mot Augmentation ayant d'ailleurs la même source ethymologique.

Tous les moyens de l'esprit sont enfermés dans le langage ;
et qui n'a point réfléchi sur le langage n'a point réfléchi du tout.
Alain

L'adolescent est l'être qui blâme, qui s'indigne, qui méprise.
  [Alain] [+]
Extrait de Hegel


Penser, c'est dire non.
Alain

vendredi 5 octobre 2012

Grand débat à Boulogne Billancourt sur l'avenir de l'école en France : réservez votre jeudi 22 novembre 2012 à 20h30 !


 



Après le succès des deux précédentes éditions, le prochain grand débat animé par l’association boulonnaise IN VIVO portera sur l’avenir de l’école en France. 

Tous les sujets pourront être abordés selon vos intérêts, comme par exemple : 
  • Réformer ou refonder ? comment et pourquoi ? Peut-on faire mieux à budget constant ?
  • Rythmes scolaires : moins d’heures et moins de vacances ? Évaluation : abuse-t-on des notes ?
  • Quels contenus ? lire - écrire - compter ? ou aussi arts, numérique, morale ou religions, santé, nature, psychologie, sport,… ?
  • Redoublement : vers une modularité des programmes pour s’adapter à l’élève? ça se passe comment à l'étranger ?
  • Violence à l’école : arrêter le massacre ? Boucs émissaires et place pour la différence : comment faire ?
  • Mixité sociale, filières, orientation précoce : comment éviter le nivellement par le bas ? école pour tous ET élitisme ?
  • Délivrer le savoir à l’élève ET le rendre acteur de son apprentissage ? moderniser les relations prof / élèves ?
  • Les éducateurs sont-ils assez reconnus et formés ? privé / public ? Que faire des "mauvais profs" ?
  • L’école, outil d’émancipation personnelle ET capacité d’insérer dans l’emploi ? Ouvrir l’école sur la société civile ?
  • Rôle des parents : sont-ils trop absents ? comment les impliquer ? quels rôles jouent les médias ?
  • Etc…
Vous trouverez déjà dans la publication précédente ici et ci dessous dans ce blog quelques articles pour votre réflexion en prévision de votre participation à ce débat !



---
Parce qu’améliorer notre société est l’affaire de chacun et pas seulement celle de l’Etat, venez apporter votre vision de l'école. Réformer le "mammouth", faire participer la société civile à l'éducation, mieux comprendre et s’approprier les enjeux et solutions possibles, soutenir de nouveaux rythmes, de nouveaux savoirs, de nouvelles méthodes, la réussite personnelle et professionnelle de notre jeunesse, voilà le programme de la soirée ! 

A propos de l'association In Vivo : 

L’objet de l’association est de contribuer à la compréhension de la société contemporaine, au renouveau du débat sociétal. L’association, totalement apolitique et indépendante, existe grâce aux compétences et à l’engagement bénévole de ses adhérents dans l’organisation de débats, et dans l’édition papier ou en ligne de publications thématiques à l’attention de nos concitoyens boulonnais. 
Contact : Le président - JP Brette 06 84 52 04 00

Venez nous rejoindre sur facebook ici et surtout confirmer votre venue et/ou faire circuler notre invitation facebook en cliquant ici  puis choisir en haut à droite : "Inviter mes amis")
________________________

Biographie des intervenants :

a) Christian Chevalier

Biographie Wikipedia :

Ancien élève de l’école normale de Cahors (Lot).
Il intègre le siège national du SE-UNSA en 2003 et il est élu secrétaire national chargé du secteur « formation des enseignants-débuts de carrière » en 2004.
Le 19 mai 2009, il est élu secrétaire général du SE-UNSA. Il est également membre de l'Exécutif national de la fédération UNSA éducation et du Bureau national de l'UNSA.

L'UNSA Éducation est présente dans tous les secteurs de l'éducation, de l'éducation populaire, de la recherche et de la culture (personnels enseignants, administratifs, techniques, ouvriers, de service, de santé et sociaux). À la suite des élections professionnelles de 2011, elle est aujourd'hui, derrière la FSU, la deuxième fédération de l'Éducation nationale (deuxième chez les enseignants, première chez les personnels administratifs et techniques, première chez les personnels d'inspection et de direction.


b)      Brigitte Prot

Biographie Wikipedia :

Psychopédagogue, enseignante et formatrice à l'Institut supérieur de pédagogie de Paris, Brigitte Prot intervient auprès des élèves, des parents et des professionnels de l'enseignement et de l'éducation, dans différents cadres institutionnels. Elle a créé la méthode du Bilan et de l'Itinéraire de Motivation et d'Orientation(r), fondée sur une approche personnalisée et systémique des situations scolaires. Elle est, notamment, l'auteur de Profession : motivatrice - Réveiller le désir d'apprendre (éd. Noêsis, 97 & 98).

Psycho-pédagogue, du collectif « École Changer de Cap » : http://brigitte-prot.fr      www.ecolechangerdecap.net   



c)      Thibault Renaudin

Secrétaire National, AFEV
Président du Comite Régional des Association de Jeunesse et d'Education Populaire Midi-Pyrénées.
Secrétaire National, AFEV

L’AFEV :
« Créée en 1992, l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) est née de l’envie de lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires, et de créer un lien entre deux jeunesses qui ne se rencontraient pas ou peu : les enfants et jeunes en difficulté scolaire ou sociale, et les étudiants.
L’action de l’Afev a évolué au fil des années pour se concentrer aujourd’hui sur l’accompagnement individualisé, un projet qui réunit un étudiant et un enfant, dans une approche d’éducation non formelle. Les bénévoles de l’Afev peuvent aussi s’investir dans des projets collectifs promouvant essentiellement les notions de citoyenneté et de solidarité.
En savoir plus sur nos actions.
L’intervention de ces étudiants bénévoles vise à réduire les fractures (sociales, spatiales, numérique, civique…) qui traversent notre société et touchent d’abord les enfants et les jeunes des quartiers populaires.
Avec 7000 étudiants agissant auprès de 7 000 enfants (chiffres 2012), l’Afev est aujourd’hui le premier réseau national d’intervention d’étudiants solidaires. Depuis 20 ans, l’association a permis à 124 000 enfants et jeunes d’être accompagnés dans leur parcours scolaire, grâce à l’intervention de 124 000 bénévoles.
Agissant en complément de l’école publique, aux côtés des enseignants et des chefs d’établissement qui repèrent les enfants et les jeunes en besoin d’accompagnement, l’Afev a également développé des partenariats toujours plus étroits avec les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités territoriales. Plus de 124 villes sont aujourd’hui associées au projet de solidarité de l’Afev, et une cinquantaine d’universités reconnaissent désormais la valeur de l’engagement des étudiants bénévoles via l’attribution de crédits ECTS. »
www.afev.org

d)      ainsi que Sylvain Canet : invité pour témoigner comme Directeur d’école à Boulogne-Billancourt et comme fin connaisseur du monde de l’éducation (un des membres fondateurs de notre association)
 
--- 

Rappel des débats précédents organisés par l’association In Vivo :

* Juin 2011 :« Energie, quel scénario pour 2050? Devra t-on vivre autrement ? »
Invités : l'OPECST, Negawatt, Sauvons le climat, WWF International. Animation : Jean-Louis Courleux, journaliste

* Janvier 2010 : « Où en est le rêve américain ? Après un an de présidence de Barack Obama »
Invités : Guy Sorman, écrivain et Hubert Védrine ancien ministre des affaires étrangères.
Animation : Eric Revel, directeur de la rédaction de LCI

jeudi 4 octobre 2012

Toute l'actualité sur l'école : comment mieux comprendre ...

Revue de presse internet au cours des mois passés : de quoi compléter sa culture sur le sujet du prochain débat !

-------------------------------


L'école française, une "fabrique de défiance"


http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120924.OBS3375/l-ecole-francaise-une-fabrique-de-defiance.html





« Le guide des écoles "différentes" »

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120925.OBS3492/heureux-les-ecoliers.html



« Avec le nouveau gouvernement, la FCPE voit la réforme de l'école en grand »

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120927.FAP9114/avec-le-nouveau-gouvernement-la-fcpe-voit-la-reforme-de-l-ecole-en-grand.html

« Les premiers rapports sur la refonte de l'école sont attendus durant la première quinzaine d'octobre et une loi doit être présentée au Parlement d'ici la fin 2012 »



« Le livret de compétences sera simplifié pour cette année scolaire »

http://www.20minutes.fr/ledirect/1011649/livret-competences-simplifie-annee-scolaire



Parcours du livret :

Les compétences sociales et civiques

PALIER 1
A v o i r   u n   c o m p o r t e m e n t   r e s p o n s a b l e
Respecter les autres et les règles de la vie collective
Pratiquer un jeu ou un sport collectif en en respectant les règles
Appliquer les codes de la politesse dans ses relations avec ses camarades, avec les adultes de
l’école et hors de l’école, avec le maître au sein de la classe


PALIER 2

C o n n a î t r e   l e s   p r i n c i p e s   e t   f o n d e m e n t s   d e   l a   v i e   c i v i q u e   e t   s o c i a l e
Comprendre les notions de droits et de devoirs, les accepter et les mettre en application
Avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien
A v o i r   u n   c o m p o r t e m e n t   r e s p o n s a b l e
Respecter les règles de la vie collective
Respecter tous les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons


PALIER 3

C o n n a î t r e   l e s   p r i n c i p e s   e t   f o n d e m e n t s   d e   l a   v i e   c i v i q u e   e t   s o c i a l e 
Principaux droits de l’Homme et du citoyen
Valeurs, symboles, institutions de la République
Règles fondamentales de la démocratie et de la justice
Grandes institutions de l’Union européenne et rôle des grands organismes internationaux
Rôle de la défense nationale
Fonctionnement et rôle de différents médias
A v o i r   u n   c o m p o r t e m e n t   r e s p o n s a b l e
Respecter les règles de la vie collective
Comprendre l’importance du respect mutuel et accepter toutes les différences
Respecter des comportements favorables à sa santé et sa sécurité
Respecter quelques notions juridiques de base
Savoir utiliser quelques notions économiques et budgétaires de base



1) Intéressant : « Déprime française : l’école en cause comme en 1940 »


http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120911.OBS1996/l-etrange-deprime-francaise-l-ecole-en-cause-comme-en-1940.html



2) Réécouter sur France Culture : Bernard Stiegler chez Frederic Taddei :

Fine analyse sur les dérives des média audio-visuels et de leurs effets délétères sur l’attention et la santé humaine.

http://www.franceculture.fr/emission-le-tete-a-tete-bernard-stiegler-2012-09-16





3) « L’école doit-elle sauver l’emploi ? »

http://lecercle.lesechos.fr/cercle/livres/critiques/221153721/lecole-doit-elle-sauver-lemploi



4) « On décroche de plus en plus depuis 15 ans »

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120911.OBS1914/ecole-on-decroche-de-plus-en-plus-depuis-15-ans.html



5) Peut-on réformer l’école sans réformer la télévision, vu son rôle désormais de co-éducatrice de la jeunesse ?

« La pub rend les enfants matérialistes ».

http://www.feminactu.com/index.php?post/2012/09/11/La-pub-rend-les-enfants-materialistes



6) « L’école nous rend fou » (contournement de la carte scolaire)

Témoignage : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120913.OBS2346/carte-scolaire-attention-l-ecole-nous-rend-fou.html

Détail : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120913.OBS2311/mixite-sociale-inegalites-le-casse-tete-de-la-carte-scolaire.html



7) « Création d’un observatoire de la violence scolaire »

http://www.20minutes.fr/politique/1004517-ecole-peillon-veut-observatoire-violence-scolaire



8) « Nouveau mode de sélection des étudiants » (post bac)

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120917.AFP9075/quatre-ecoles-de-commerce-fusionnent-et-lancent-une-nouvelle-selection-d-etudiants.html



9) « Les enfants des milieux populaires aiment l'école mais s'ennuient (enquête) »

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120919.AFP9293/les-enfants-des-milieux-populaires-aiment-l-ecole-mais-s-ennuient-enquete.html



10) Analyse du rapport sur la violence à l’école :

« Bonnes nouvelles de l’école »

http://www.rue89.com/2012/09/21/bonnes-nouvelles-de-lecole-235518



« Violence : à l’école primaire aussi »

http://www.europe1.fr/France/Violences-a-l-ecole-primaire-aussi-1246741/



11) « L’école impuissante face aux écoliers perturbés »

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/09/24/01016-20120924ARTFIG00413-l-ecole-impuissante-face-aux-ecoliers-perturbes.php



12) A noter des stages proposés par s'association de Boulogne Billancourt selon la méthode ESPERE par Nathalie Debelle (élève de J. Salomé)
Mardi 17 Janvier 2012

« Des repères pour mieux gérer la rencontre parents-professeurs »

      Importance de clarifier ses attentes dans la relation intra-personnelle pour se positionner dans la

      relation inter-personnelle. Ecoute de soi, écoute de l'autre pour un échange fructueux.



Jeudi 9 et Vendredi 10 Février 2012

«Aider nos enfants ou adolescent à se responsabiliser par une juste communication»


Plus d'informations sur http://www.communiquer-et-grandir.com/la-methode-espere


________________________________________________________

24/09/2012 :




1) Rapport remis au gouvernement sur l’aide à la parentalité


L’annonce : http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/invitations-presse,2339/soutien-a-la-parentalite-dominique,15088.html



Commentaire de France24 ici
http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/invitations-presse,2339/soutien-a-la-parentalite-dominique,15088.html

Le rapport ici : http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_parentalite_1.pdf


2) la « Violence éducative » devient un sujet audible : un livre parait sur le sujet ici
http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_parentalite_1.pdf

- Voir aussi l’intéressant diaporama ici : http://www.oveo.org/fichiers/DiaporamaMaurel.pdf (9 Mo)



- Les enseignants s’assurent de plus en plus contre la violence.
http://www.oveo.org/fichiers/DiaporamaMaurel.pdf

- Certains insistent ici sur l’effet des jeux videos violents sur les ados, qui leurs procurent les endorphines du plaisir compensant leur frustration de « l’instinct d’attachement »
http://www.lefigaro.fr/assurance/2012/08/31/05005-20120831ARTFIG00439-les-enseignants-se-protegent-massivement-de-la-violence.php

- D’autres pensent qu’il faut aussi interdire la fessée.
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/jeux-video-un-territoire-interdit_1156412.html


3) « 80% des Français contre la suppression des notes »
http://www.metrofrance.com/info/ecole-80-des-francais-contre-la-suppression-des-notes/mlhE!TU0NRISFK1NI/


Oui mais leur intuition sert-elle leurs enfants ? 40% des enseignants sont d’un avis opposé…


4) « Que faire des mauvais profs ? »


http://www.rue89.com/2012/08/30/que-faire-des-mauvais-profs-234923



5) « Faut-il être intelligent pour réussir ? » : interview sur France-Info
http://www.rue89.com/2012/08/30/que-faire-des-mauvais-profs-234923

7) France-info interview : « De Gutenberg à Google : pourquoi nous n'apprendrons plus comme avant »
http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/hyper-revue-de-presse/de-gutenberg-a-google-pourquoi-nous-n-apprendrons-plus-comme-avant-727837-2012-


Presse : La Recherche : “Comment Internet modèle notre cerveau”,
http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/hyper-revue-de-presse/de-gutenberg-a-google-pourquoi-nous-n-apprendrons-plus-comme-avant-727837-2012-

Philosophie Magazine « Pourquoi nous n'apprendrons plus comme avant »
http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/hyper-revue-de-presse/de-gutenberg-a-google-pourquoi-nous-n-apprendrons-plus-comme-avant-727837-2012-

6) L’association de parent d’élève l’Apel : 68 propositions pour une école idéale : http://www.apel.fr/actus-autres/participez-a-la-creation-de-lecole-ideale.html


Le questionnaire ici : http://www.votreecoleideale.fr/




__________________________________

20/08/2012 :

Citation :


"Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu."

Aristophane


a) Rappel des polémiques Gauche droite :
http://www.lexpress.fr/education/sarkozy-hollande-l-ecole-terre-d-affrontements_1087611.html


1. Cour des comptes : 0 pointé ? pour l’article cliquer:
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20100512.OBS3867/zero-pointe-pour-l-ecole.html


2. Rappel sur la campagne électorale : cliquer:
http://www.causeur.fr/droite-gauche-zero-pour-tout-le-monde,13

3. A gauche : Nouveau Think tank de jeunes 25/35 ans (« Carte sur table ») : 100 propositions pour les jeunes
http://www.nonfiction.fr/article-6037-cartes_sur_table_pour_reveiller_la_gauche__100_propositions_pour_les_100_jours.htm

Site:
http://cst2012.free.fr/propositions.htm
dont 11 propositions pour une éducation en phase avec la jeunesse :
http://cst2012.free.fr/education.htm

1. Oser l’école ouverte pour tous


Les conditions de logement et les inégalités d'accès aux loisirs ont un impact direct sur la réussite scolaire des enfants. La généralisation du dispositif « école ouverte » à l’ensemble des collèges publics pendant la période estivale offrirait aux collégiens qui le souhaitent un accès plus large à des pratiques culturelles et sportives non évaluées scolairement, ainsi qu'au matériel informatique présent dans les établissements.

2. Rendre l’école obligatoire, pour les enseignants

L’instauration d’une formation continue obligatoire pour tous les enseignants du primaire et du secondaire serait l’occasion pour eux d’échanger sur leurs pratiques, de découvrir de nouvelles méthodes pédagogiques, de se former à des outils et savoirs utiles pour l’enseignement, ou encore de développer des compétences pour faire face à certaines situations difficiles. Cette formation annuelle de cinq jours aurait lieu sur le temps des vacances scolaires.


3. Donner aux élèves des filières L et ES de véritables atouts pour la poursuite de leurs études

Les filières L et ES sont fortement dévalorisées aujourd’hui, alors même que les sciences sociales et les humanités permettent d’acquérir des compétences intellectuelles et de communication indispensables. Le renforcement des sciences économiques en filière ES et l’instauration du droit et de la psychologie comme matières obligatoires en filière L seraient des facteurs de rééquilibrage.


4. Poursuivre au lycée le combat contre la discrimination linguistique

Parce que le français est la principale langue de communication et de travail en France, le maîtriser est un facteur clé de la réussite professionnelle et ne doit pas être une source de discrimination. Un enseignement renforcé de la langue française, qui passerait par des heures de tutorat ou par des projets impliquant la langue (comme la mise en scène de pièces de théâtre), doit être mis en place dans les lycées où la maîtrise de la langue est insuffisante.


5. Permettre aux Français de pouvoir enfin se la raconter dans toutes les langues

La maîtrise des langues étrangères est devenue quasi indispensable dans de nombreux secteurs de l’emploi. Plutôt que d’augmenter le volume horaire des langues au collège et au lycée, il serait préférable de rendre chaque heure d’apprentissage plus efficace. Des cours de langue en demi-groupes permettraient aux élèves de pouvoir participer plus souvent à l’oral et ainsi d’améliorer plus rapidement leur maîtrise de la langue.

6. Créer une bourse nationale des stages de l’enseignement supérieur

Une bourse nationale des stages de l’enseignement supérieur gérée par l’Etat, sur laquelle les entreprises auraient l’obligation d’inscrire leurs propositions de stage et par laquelle les jeunes devraient passer pour se faire recruter comme stagiaires, permettrait de limiter le népotisme dans l’attribution des stages ainsi que d’encadrer le contenu des stages et les pratiques des entreprises dans leurs relations avec les stagiaires.


7. Rendre les stages obligatoires pour tous les étudiants de l’université

Un stage obligatoire en licence permettrait aux étudiants d’avoir une première expérience professionnelle, de nouer des contacts, de connaître le monde du travail, de réfléchir à leur orientation, et donc d’améliorer leur insertion professionnelle future. Ce stage serait obligatoire quelle que soit la filière, y compris dans les filières théoriques. Il pourrait être effectué sur le temps des vacances estivales ou dans le cadre d’un aménagement de l’emploi du temps.


8. Réformer l’université grâce à des licences bi-disciplinaires et une sélection à l'entrée en master

Rendre toutes les licences bi-disciplinaires permettrait aux étudiants de mieux choisir et de mieux préparer leur orientation. Les deux disciplines, enseignées à part égale dans le cursus, seraient choisies dans des domaines du savoir différents, voire très éloignés (lettres et économie, ou biologie et finance, par exemple). À l’issue de la licence, une sélection à l’entrée en master régulerait les flux d’étudiants.


9. Promouvoir les diplômes des universités européennes auprès de tous les employeurs de l’Union

En dehors de quelques grands noms comme la Sorbonne ou Oxford, les universités européennes sont mal connues et peu reconnues en dehors de leur propre pays. Pour que l’Europe soit toujours plus unie, il est urgent que les employeurs européens connaissent les diplômes de tous les pays de l’Union. La France doit encourager ses partenaires à se lancer dans une grande campagne de promotion de la diversité des diplômes.


10. Encourager la recherche fondamentale

Sans recherche fondamentale, pas de dynamisme dans la société. Afin de préserver la bonne santé de cette recherche, il faudrait allonger la durée des contrats des jeunes chercheurs, créer des postes d’enseignant-chercheurs sans profil imposé par lesdites « priorités nationales et européennes », et obliger les fondations privées finançant la recherche à consacrer une partie de leurs activités à la recherche fondamentale.


11. Démocratiser internet pour les plus jeunes

Ne pas disposer d’un accès internet à domicile constitue un handicap scolaire et contribue à l’accroissement des inégalités liées au capital économique et culturel des familles. Les élèves issus de milieux défavorisés devraient disposer d’ordinateurs portables durant leur scolarité et devraient pouvoir se connecter sur internet dans des espaces WiFi publics, indépendants des établissements scolaires et proches des lieux d'habitation.

___________________________________________________________

08/07/2012 :

Article payant sur Libération du vendredi 6/07/2012 :

A la une : « Cinq idées pour changer l’école » (et justement en 3 : l'AFEV)


1) Comment limiter les décrochages ?
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/05/comment-limiter-les-decrochages_831470


(…) le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (1/5)

Tous les ans, quelque 150 000 élèves quittent le système scolaire sans aucun diplôme. Un chiffre désespérément stable. Comment réparer cette faille ? Comment aider les laissés pour compte de l'école ? Quelle pédagogie proposer à ces élèves qui ne réussissent pas à se couler dans le moule de l'enseignement ?


Nathalie Broux, professeure de lettres et coordinatrice du microlycée de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), structure expérimentale qui prépare depuis 2010 des élèves décrocheurs au bac général :


"Les élèves décrocheurs ont souvent des appétences intellectuelles que l'école ne nourrit pas. Résultat, en cours, ils n'accrochent pas, ne parviennent pas à se projeter dans une matière, etc. Au microlycée, on les voit au moment de leur retour à l'école. Or refaire des maths, par exemple, quand on en est phobique, ce n'est pas simple. Pour aider un élève à s'y remettre, il faut donner du sens à la discipline. Ils ont été habitués à un enseignement saucissonné par discipline et par heure, tout est fragmenté, d'où une grosse perte de repères. Or une discipline n'est pas un tout en soi, c'est une partie d'un tout. Donc on travaille beaucoup en interdisciplinarité, en transversalité. Et on s'interdit le vocabulaire de l'échec, très courant à l'école et qui est une violence symbolique : "tu n'as donc pas lu ça", "tu ne sais même pas ça", etc.



"Notre relation aux savoirs est beaucoup plus décomplexée. C'est une coconstruction, avec l'élève qui a le droit de citer ses sources à lui, un film, un livre, une BD. L'idée, ce n'est pas le relativisme culturel, mais que la culture des élèves soit reconnue et pas déniée. Car, trop souvent, ce que l'école appelle la culture générale est une reproduction de codes culturels que l'élève doit singer. Le système scolaire français se résume à l'absence de confiance et d'encouragements.



"Le bac est une exigence sociale, nos élèves ne peuvent pas se permettre de ne pas l'avoir. Nous travaillons donc dans les clous, en suivant le programme, mais pas seulement. La philo, dès la première, et les arts plastiques sont au cœur de notre projet éducatif. C'est une démarche de questionnement, qui passe par la marge pour intégrer la norme et le code communs. Les savoirs deviennent plus cohérents, sont mieux compris, intégrés. Et, du coup, les élèves reprennent confiance en eux."


2) Comment restaurer l’aura des profs ?
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/05/comment-restaurer-l-aura-des-profs_831467


(…), le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (3/5)


Le constat est là : depuis une dizaine d’années, et de façon plus aiguë depuis le dernier quinquennat, les candidats à l’enseignement ne se bousculent plus. Un problème de reconnaissance ? De salaires ?

François Jarraud, fondateur du Café pédagogique, premier site d’information à destination des enseignants :


«Je crois que les profs s’intoxiquent eux-mêmes, quand ils se sentent déconsidérés. Ils ne sont pas plus décriés que les autres professions. Les sondages le montrent. En général, les parents sont satisfaits des enseignants de leurs enfants. En revanche, il y a une vraie crise des vocations. Et, du coup, des problèmes de recrutement. Cette crise, on l’a organisée en exigeant, depuis 2009, un master. Et ce pour un salaire d’employé, dans des conditions de travail dégradées et avec de moins en moins de liberté. Les instructions venues d’en haut s’intensifient. Au collège, ils doivent remplir des livrets de compétences avec 120 cases à cocher pour chaque élève ! Si on veut assez de profs, et remplacer les 35 000 départs en retraite chaque année, il faut les traiter à la hauteur de leur diplôme, c’est-à-dire comme des cadres!

«Concernant ceux qui ont déjà choisi ce métier, il est grand temps que l’Education nationale mette en œuvre une vraie politique de ressources humaines. Il n’y a quasiment plus de formation continue. Or, du fait de la démocratisation, tout le monde va au collège, deux élèves sur trois au lycée. Or, qui sont les profs ? En général d’anciens très "bons élèves". Donc mal placés pour comprendre les "mauvais". Ils n’ont pas été préparés à cela.


«Il y a aussi un grand besoin d’encouragements. Depuis cinq ans, nous organisons un Forum des enseignants innovants. Lors de la première édition, le prof lauréat a pleuré en recevant son prix, le second aussi, le troisième également et, finalement, toute la salle. Comme si, pour la première fois, ils avaient l’impression que leur travail était reconnu. Je crois qu’il est urgent de leur redonner le moral.»



3) Comment faire réussir les plus défavorisés ?
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/05/comment-faire-reussir-les-plus-defavorises_831465


(…), le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (4/5)


Usé après cinq ans de sarkozysme, le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (4/5)


Tous les derniers rapports internationaux le confirment : le système éducatif français creuse les inégalités sociales. Comment donner une chance de réussite à tous les élèves ?


Eunice Mangado-Lunetta, directrice déléguée de l’Association de la fondation étudiante pour la ville(Afev) :

«Pour beaucoup de familles défavorisées, les devoirs sont vécus comme un "moment difficile". Elles n’ont pas les codes et sont démunies. Il est souhaitable que les devoirs restent de la responsabilité de l’école. Il est également important de réaménager le collège comme le prolongement de l’école primaire et non comme l’antichambre du lycée. Le collège doit rester un univers sécurisant afin qu’il n’y ait pas de rupture brutale. On pourrait, par exemple, réduire le nombre d’enseignants en réunissant par blocs les matières ou encore favoriser le travail en groupe. L’orientation en lycée professionnel - où se retrouvent bon nombre d’élèves défavorisés - doit par ailleurs être revalorisée et la connaissance des filières améliorée. Or, afin que les élèves des milieux les plus démunis réussissent, il faut leur redonner le sentiment de maîtriser leur parcours scolaire.



«Il faut permettre un rapport épanoui aux apprentissages, car c’est un sentiment que les enfants vont garder tout au long de leur vie. Si on réfléchit en termes de souffrance scolaire, je pense qu’il est nécessaire de supprimer les notes en primaire car à travers elles, l’école assigne une place, porte un regard qui va être intériorisé comme un jugement par les enfants.



«Je suis persuadée que le dispositif d’accompagnement individuel de notre association gagnerait à être généralisé. A l’Afev, 7 000 étudiants bénévoles accompagnent des enfants de milieux populaires : ils emmènent par exemple les plus petits à la bibliothèque. On fait ainsi sortir les jeunes de leur quartier, et on suscite un intérêt culturel indispensable pour leur réussite.»


4) Comment mieux orienter les élèves ?
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/05/comment-mieux-orienter-les-eleves_831462


(…), le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (5/5)



Usé après cinq ans de sarkozysme, le monde de l'éducation cherche des pistes pour sa refondation, engagée hier par le gouvernement. Examen de conscience pour une école sinistrée. (5/5)


PAR CATHERINE MALLAVAL


Près de 30% des collégiens sont envoyés en lycée professionnel en fin de troisième. Une orientation souvent subie : comment inverser cette tendance ?


Régis Signarbieux, prof de lettres et d’histoire-géo en lycée professionnel à Colombes (Hauts-de-Seine) :


«Dans le lycée pro où j’ai débuté, j’avais une élève qui avait été affectée en secrétariat. Elle avait des difficultés en orthographe et du mal à rédiger. Elle le savait. Et m’avait dit :"Je ne comprends pas qu’on m’ait mise là, ils sont cons ou quoi ?"Cette histoire m’est restée. Il y a, en France, un vrai problème d’orientation en sortie de troisième. Avec une très forte demande sociale, entretenue par l’Education nationale, d’envoyer le plus d’élèves possible en seconde générale. Avec un risque d’échec pour les élèves les plus faibles. Et avec, aussi, des flux d’élèves qui se retrouvent en lycée pro sans en avoir vraiment fait le choix. Et sans avoir vraiment choisi leur section, par manque d’information, de réflexion, d’accompagnement. Ils ont émis des vœux, l’ordinateur a mouliné leurs notes et, à l’arrivée, seule une minorité se retrouve là où elle souhaitait être avec un vrai projet de métier. C’est une injustice. Un bon élève va en S, vise une prépa. Quand un élève se plante, on lui demande à 15-16 ans de choisir son avenir. Quand nous les récupérons pour des bacs pros en trois ans, nous essayons de jouer les thérapeutes du système éducatif. Ce ne sont pas des élèves qui n’ont pas envie d’apprendre, mais comment voulez-vous qu’ils se projettent dans des métiers dans lesquels ils savent qu’ils seront mal payés et mal considérés ?



«Je crois qu’il y a aujourd’hui une rupture très forte entre le primaire et le collège, qui est devenu un mini-lycée préparant exclusivement aux filières générales. Il y a peu de coopération et de passerelles entre les collèges et les lycées professionnels. Tout au plus une rencontre dans l’année. Comment espérer que ceux qui n’iront pas en seconde générale fassent des projets ?»





5) Peillon orchestre la parole éducative
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/05/peillon-orchestre-la-parole-educative_831461



Le ministre a lancé hier à la Sorbonne sa grande concertation pour la «refondation de l’école».


Quelle est la spécificité de l’école maternelle ? Comment améliorer la notation des élèves ? Quelles sont aujourd’hui les missions des enseignants ? Comment mieux cibler les efforts sur les établissements les plus difficiles ? Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a donné hier à Paris le coup d’envoi de ce qui devrait être l’une des grandes œuvres du quinquennat : la «refondation» de l’école. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, preuve qu’il s’agit là d’une priorité après les vagues de suppressions de postes du quinquennat sarkozyste.



«Abandon». «L’école, ces dernières années, n’a pas seulement été malmenée, victime des coupes budgétaires aveugles, mais aussi maltraitée dans l’intelligence même de ses missions», a déclaré le chef du gouvernement. Il a aussi évoqué les«10 à 20 % d’une génération» qui décrochent du système scolaire sans diplôme, en majorité issus des couches modestes : «Comment l’école pourrait-elle être juste si elle abandonne au bord du chemin ceux qui ont le plus besoin d’elle ?»



Vincent Peillon, lui, a souligné «la démarche totalement inédite» que représente cette concertation. Prévue pour durer jusqu’en septembre - avec tout de même une coupure estivale du 20 juillet au 20 août -, elle débouchera sur un rapport, puis sur un projet de loi d’orientation et de programmation qui sera déposé à l’automne au Parlement. Plus de 400 personnes devraient y participer, issues de toute la société civile : des syndicats enseignants et lycéens, des fédérations de parents d’élèves, mais aussi des chercheurs, des élus locaux, des représentants des ministères impliqués ou du monde économique, etc.



«Diagnostics». La méthode choisie se veut exemplaire de la concertation vantée par Jean-Marc Ayrault et quelque peu mise à mal par Vincent Peillon à ses débuts de ministre. Elle s’inspire de la démocratie participative. Un comité de pilotage, chargé de coordonner le dispositif et de rédiger le rapport final, a été désigné hier. Il regroupe la chercheure Nathalie Mons, l’ancien recteur Christian Forestier, la journaliste de Elle Marie-Françoise Colombaniet François Bonneau, vice-président chargé de l’éducation à l’Association des régions de France.



Quatre groupes de travail ont été constitués autour de grandes thématiques - «les élèves au cœur de la refondation», «des personnels formés et reconnus», etc. -, au sein desquels une série de questions précises seront discutées : les rythmes scolaires, l’avenir des Rased (les réseaux de maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire), la carte scolaire, l’éducation prioritaire, etc.



«Nous n’arrivons pas en terrain vierge, explique Nathalie Mons,beaucoup de choses ont déjà été discutées et on sait que des diagnostics sont partagés. De plus, le temps nous est compté. L’objectif est d’aboutir à un ensemble de propositions limitées avec une dimension programme, un calendrier et des moyens.» La loi qui en sortira fixera les grandes lignes de la refondation. Il restera alors à Vincent Peillon à négocier les détails avec les syndicats pour la mise en œuvre. Et à éviter de s’y perdre.

______________________________________________

22/05/2012 :  


1) 3 nominations au ministère de l’éducation :

http://mobile.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2012/05/17/les-hommes-de-vincent-peillon_1703179_1473688.html


2) billet d’un blog Mediapart



« Sans l’école, on ne peut rien... mais l’école ne peut pas tout ! »

http://blogs.mediapart.fr/edition/eduquer-tout-au-long-de-lenfance/article/120512/sans-l-ecole-ne-peut-rien-mais-l-ecole-


Ça y est, Nicolas Sarkozy, malheureux président de la République, n’est plus. Son rival l’a emporté d’une courte tête, dimanche, au second tour de l’élection présidentielle. Mais arrêtons-là cette digression, car mon propos ne vise pas de revisiter cette campagne électorale, suffisamment écœurante comme cela. Pour autant, je ne vais pas complètement tourner le dos à la question politique car l’éducation est une notion éminemment politique. Porteuse de forts enjeux : l’avenir de la nation, l’émancipation des citoyens, leur insertion dans la société et leur compréhension du monde, l’éducation ne se limite pas à la seule sphère de l’école, même considérée de la maternelle à l’université. Comme l’affirment nombre de spécialistes de la question et comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici[i], l’éducation est un tout. C’est à dire que cette notion ne se limite pas à la famille ou à l’école, encore moins à la seule école, mais englobe l’ensemble des influences, volontaires ou involontaires, que rencontre l’individu. Alors pourquoi le candidat nouvellement élu à la Présidence de la République, oriente-t-il son discours quasi-exclusivement vers l’école ?



Si le nouveau président de la République semble déterminé à stopper l’entreprise de saccage de l’éducation, orchestrée par son prédécesseur, ses intentions[ii], dans ce domaine, ne m’incitent pas à me réjouir pour l’instant. Ainsi, la troisième partie des 60 engagements de François Hollande, intitulée : « Je veux redonner espoir aux nouvelles générations », se subdivise elle-même en quatre sous-parties. C’est la deuxième sous-partie, dont le titre est : « Je veux remettre l’éducation et la jeunesse au cœur de l’action publique » (engagements 36 à 40), qui porte, comme son nom l’indique sur les engagements du candidat en termes d’éducation. En réalité, hormis l’engagement n° 40, ces promesses se limitent à l’école, même si de la maternelle à l’université. Si certaines marquent un coût d’arrêt à la politique du gouvernement précédent : création de 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, prioritairement dans les écoles maternelles et primaires, faire en sorte que les enfants de moins de 3 ans puissent être accueillis en maternelle, révision des rythmes scolaires, réforme de la Loi LRU sur l’autonomie des universités, abrogation de la circulaire sur les étudiants étrangers... D’autres, en revanche, ne constituent pas un réel « changement »[iii], ni pour « maintenant »[iv], ni pour plus tard. Par exemple, la « priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux et d’un socle commun de compétences et de connaissances », la valorisation des « filières d’enseignement professionnel et technologique » ou « l’accompagnement personnalisé » pour les « élèves les plus en difficulté » s’inscrivent dans la continuité de ce que le précédent président avait annoncé. Saluons, sans nous extasier pour autant, sa volonté de transformer, « avec les enseignants, les méthodes pédagogiques ». Seul le 40ème engagement de son programme s’écarte des questions scolaires, pour évoquer la garantie d’une possibilité, « pour tous les jeunes, valides ou non, de pratiquer le sport dans un club ou une association » et le renforcement de « la solidarité de l’économie du secteur professionnel vers le secteur amateur ». Il faut pousser la lecture jusqu’à la quatrième sous-partie, intitulée : « Je veux soutenir l’accès à la culture et à la création artistique » (engagements 44 et 45), pour découvrir que « l’accès de tous à la culture », « doter le territoire d’un maillage culturel mieux coordonné et plus efficace », ramener le taux de TVA à 5.5 % pour le livre et la billetterie ou lutter « pour la survie des librairies indépendantes » font partie des engagements du nouveau président.



Centré sur l’école, le projet du nouveau président méconnait, ignore, se désintéresse, voire nie, l’importance d’autres pans de l’éducation, non seulement des enfants et des jeunes, mais aussi de tous, tout au long de la vie. Les médias, les pairs, l’environnement, l’éducation non formelle et l’éducation informelle ne sont pas évoqués. Pourtant, leur importance et leurs influences sont aujourd’hui démontrées. Comme le relève Philippe Meirieu[v], « l’action de l’école ne peut pas être totalisante, au risque de devenir totalitaire ». Pour ce pédagogue, « rien ne serait plus dangereux que le « tout école » [...] « le tout école », en effet, c’est l’enrégimentement des personnes dans une structure unique normative dont les romans de science-fiction les plus noirs nous montrent bien qu’elle est le corollaire de la dictature. [...] La démocratie doit faire de l’école un chantier absolument prioritaire, mais pas au prix de l’abolition de toute forme de pensée en dehors de l’école ! ». Ni le système éducatif, ni l’action éducative ne se résument à l’école. En dehors du champ scolaire et de la famille, le champ de l’éducation non formelle, le tiers-lieu éducatif, constitue indéniablement cette « forme de pensée en dehors de l’école » ou plutôt, ces formes « de pensée en dehors de l’école ». La diversité, non seulement des activités, mais aussi et surtout, des contacts, des modes de relations et des rapports humains qui s’offrent aux enfants et aux jeunes, participe de leur construction. Si l’école se veut d’abord l’endroit de l’acquisition des savoirs fondamentaux, le champ de l’éducation non formelle permet la prise de responsabilités, l’accession à l’autonomie, la socialisation, la prise de décisions, la confrontation, la participation... Ainsi, le champ de l’éducation non formelle couvre un large pan de l’éducation que ni l’école ni la famille ne prennent en charge. En outre, multiplier les lieux, les rencontres et les approches, se confronter à des discours et des arguments différents aide l’enfant ou le jeune à mieux comprendre son environnement et à en accepter les différences. Nuance et esprit critique se développent alors d’autant plus.



Sauf à considérer que l’éducation se résume à l’école, « au risque de devenir totalitaire », surtout actuellement, car l’école que voulait Nicolas Sarkozy, c’était l’école du dressage, de l’obéissance, celle où l’autorité des « maîtres »[vi] serait respectée, tant par les élèves, en blouse, que par leurs parents, pas celle de la coopération, de la construction commune, de la participation. Il semble urgent, donc, au-delà de vouloir redresser l’école, de reconnaitre l’intervention d’autres acteurs dans ce domaine. De ce point de vue, vouloir transformer, « avec les enseignants, les méthodes pédagogiques » ne semble pas suffisant, mouvements de jeunesse, associations, collectivités locales, parents... œuvrent pour que l’éducation soit globale, pas seulement scolaire. L’action de l’école, pour nécessaire qu’elle soit, n’est pas suffisante, loin s’en faut. Malgré cela, le projet du nouveau président de la République, se cantonne à l’école. Par manque d’ambition ou de manière intentionnelle, ce projet contribue à ralentir la descente, plus qu’il ne constitue un véritable progrès. La formation de citoyens libres, émancipés, épanouis, capables d’exprimer et d’assumer des choix, conscients et respectueux de leur environnement se fait tant à l’école qu’en dehors de l’école. Si « sans l’école, on ne peut rien », comme aime à le dire une de mes connaissance, « l’école ne peut pas tout ! ».






3) « Peillon: les rapports "cachés" publiés »


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/21/97001-20120521FILWWW00521-peillon-les-rapports-caches-publies.php





Les critiques sur la rétention d'études ou sur des chiffres contradictoires ont porté sur le nombre des décrocheurs du système scolaire, l'impact de la taille des classes sur la réussite scolaire qui n'allait pas dans le sens de la communication ministérielle sur les suppressions de postes, les chiffres sur la baisse des effectifs scolaires ou le nombre d'élèves en dernière année de baccalauréat professionnel.



4) L’apprentissage à passer sous statut scolaire ?



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/21/97001-20120521FILWWW00486-peillon-critique-par-les-apprentis.php



le nouveau ministre de l'Education a assuré qu'il voulait "veiller à ce que l'apprentissage soit sous statut scolaire". Il a ajouté: "l'école n'est pas faite pour produire des différences entre les jeunes, mais pour produire du commun. Nous allons les réunir. Ce sera un des grands axes de la réforme sur les lycées professionnels, techniques et généraux".


5) « La société civile veut se faire entendre sur l'école »


http://www.mediapart.fr/journal/france/100512/la-societe-civile-veut-se-faire-entendre-sur-lecole?destination=node%2F205464





Car au-delà de ces questions jugées prioritaires, qui nécessitent des moyens supplémentaires, la fédération de parents d'élève entend aussi que le fonctionnement de l'ensemble du système scolaire – quelle pédagogie ? Quelles évaluations ? Quel lien avec les familles ? – soit revu. « Si on remet les moyens sans transformer ce qui se passe dedans, ça n’ira pas. (FCPE)



(Article payant)


5) Mérieu dans le journal Le Monde (sur abonnement)


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/02/contre-l-ideologie-de-la-competence-l-education-doit-apprendre-a-penser_1566841_3232.html



« Marcel Gauchet et Philippe Meirieu expliquent comment et en quoi nos sociétés de la connaissance ont perdu de vue la fonction véritable de la connaissance et l'idée même de l'autorité. L'école est devenue un service, où l'on accède au savoir sans apprendre. »



6) Blog Mediapart : « Éducation : d’un sens à la réalité »


http://blogs.mediapart.fr/edition/eduquer-tout-au-long-de-lenfance/article/100312/education-d-un-sens-la-realite



L’éducation, depuis ses origines dont le sens approchait de nourrir, dans ses définitions, donc dans ses acceptions, a considérablement évolué. Ainsi, au XVIè siècle, l’éducation se voulait être « l’art d’élever un enfant en favorisant le développement de son corps et de son esprit »[i]. Avant de devenir, à la fin de ce même siècle : « le soin qu’on prend de l’instruction des enfants, soit en ce qui regarde les exercices de l’esprit, soit en ce qui regarde les exercices du corps. Bonne éducation ; mauvaise éducation ; l’éducation des enfants ; prendre soin de l’éducation des enfants ; « il se sent bien de la bonne éducation qu’il a eue »[ii].



Aujourd’hui, l’éducation est une notion complexe et se définit comme « une combinaison d’influences diverses, les unes volontaires, issues d’actes qui se veulent éducatifs, fruits d’une volonté d’éduquer ; les autres involontaires, issues de l’environnement, sans intention éducative. Ces influences peuvent être conscientes ou inconscientes, finalisées ou non, pour l’adulte ou l’éduquant, et subies, inconsciemment provoquées ou consciemment recherchées, pour l’éduqué ou l’enfant. Ponctuelles ou permanentes, ces influences peuvent être convergentes ou contradictoires : l’individu peut les rechercher, les accepter ou les subir ; de natures différentes : physiques, psychologiques, idéologiques… Elles sont aussi d’origines diverses : environnement matériel, environnement humain, environnement institutionnel… Émanation des circonstances ou production des hommes, toutes ces influences sont éducatrices, alors que toutes les situations dont elles émanent ou toutes les actions qui les produisent ne prétendent pas éduquer. Toutes ces influences interfèrent, se complétant, se relativisant ou s’opposant les unes aux autres. Et toutes constituent le bagage individuel et original à partir duquel chacun se construit »[iii].



L’éducation, dans sa globalité comprend donc tant ce qui s’apparente à de l’intentionnel que ce qui relève de l’influence recherchée, non recherchée ou contradictoire. L’éducation est donc à la fois un résultat et un processus vaste, dont les contours sont relativement mal délimités, qu’il est nécessaire de préciser davantage pour l’utiliser. Les concepts d’éducation formelle, d’éducation non formelle et d’éducation informelle vont nous y aider.



L’éducation formelle compte l’ensemble « des activités éducatives structurées dans le cadre des systèmes scolaires et universitaires. Elles se traduisent par des programmes d’études planifiées par un ou plusieurs enseignants et mènent généralement à une reconnaissance officielle des acquis »[iv].



L’éducation non formelle, quant à elle, comprend « les activités structurées, ayant des objectifs éducatifs clairement annoncés, se situant le plus souvent clairement en dehors des systèmes scolaires et universitaires et ne menant pas à une reconnaissance officielle validée par ceux-ci »[v].



L’éducation informelle est « un processus se poursuivant tout ou long de la vie, permettant d’acquérir des comportements, des valeurs, des compétences et des connaissances, en dehors d’un dispositif structuré, à partir d’expériences quotidiennes, d’influences éducatives et d’autres ressources de son environnement »[vi].



Il serait faux, cependant, de croire que ces trois concepts s’excluent mutuellement. En effet, si l’école est le lieu principal de l’éducation formelle, elle est aussi vectrice d’éducation non formelle et informelle. Les accueils collectifs de mineurs[vii], pour être d’abord des structures de l’éducation non formelle, n’en sont pas moins des lieux de l’éducation informelle et, parfois même, de l’éducation formelle. Comme l’a remarqué Philippe Meirieu, « si la famille, en effet, est le lieu de la filiation, l'École le cadre de la transmission systématique, l'éducation non formelle, elle, est l'occasion de la rencontre avec des adultes qui ne disposent ni de l'autorité parentale ni de l'autorité professorale, mais sont néanmoins présents auprès de l'enfant et de l'adolescent pour les accompagner »[viii].



Ainsi, structures de l’éducation non formelle, les centres de vacances et les accueils de loisirs, au-delà de prétendre favoriser la socialisation et l’intégration, sont vecteurs d’apprentissages variés et de natures différentes, depuis les apprentissages les plus modestes, les plus quotidiens, jusqu’aux plus académiques. Certains d’entre eux sont inscrits dans les projets éducatif et pédagogique qui président à l’organisation de ces structures, d’autres pas. L’organisation dans l’espace et dans le temps du centre, l’approche pédagogique développée, l’implication des enfants dans les décisions qui les concernent, la mise en place d’instances de concertation, voire de décision, la composition de l’équipe et le groupe d’enfants génèrent des apprentissages dont la plupart ne sont pas formalisés dans ces projets. De plus, d’une part, les enfants entre eux produisent des effets éducatifs, d’autre part, les enfants sont source de formation pour des adultes, à plus forte raison, pour des jeunes adultes.



Le sens de transmission, de l’adulte vers l’enfant, apparent dans les premières définitions du mot éducation s'est complètement transformé aujourd’hui. D’abord l’éducation se fait tout au long de la vie, ensuite, il est aujourd’hui admis que les enfants apprennent entre eux et apprennent aux adultes.







7) Billet Blog Mediapart : « L’Education, une malade en voie de guérison ? »


http://blogs.mediapart.fr/blog/catherine-chabrun/170512/l-education-une-malade-en-voie-de-guerison



Les annonces de notre nouveau Président sont un premier pas pour redonner confiance au malade, endiguer l’hémorragie et prescrire une première ordonnance avec quelques remèdes d’urgence : le recrutement de professeurs et de personnels, une remise en route de la formation initiale, une réforme des rythmes scolaires, une priorité à l’école primaire avec une attention particulière à l’entrée précoce en maternelle et à l’échec scolaire. Cependant, si l’on veut espérer une guérison, il faut, dès ce premier traitement, réfléchir pour l’école à un mode différent de vie et de pensée pour que tous ses acteurs reprennent confiance en elle.



Plus de professeurs et de personnels, oui, mais pour que ce traitement apporte tous ses bienfaits, il faut que dans toutes les classes, l’on change la manière d’enseigner, c’est ce qu’on appelle la pédagogie avec en complément une autre manière d’être : en particulier, la performance individuelle laissera la place à la coopération, à la valorisation des progrès aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.



Avec comme compléments essentiels : donner des temps de réflexion aux équipes dans chaque établissement et reconnaître leurs travaux de recherche et leurs expérimentations.



Redonner une formation initiale aux futurs enseignants, oui, mais pour que ce traitement soit efficace, il faut éviter de reproduire la manière d’enseigner qu’ils ont connus en tant qu’élèves pour rompre le cercle vicieux. Des situations coopératives, de compagnonnage, de réflexion et des temps de débats, de découvertes de pratiques pédagogiques seront autant d’éléments essentiels que les mouvements pédagogiques pourront apporter.



Ce premier traitement devra être consolidé par une formation continue tout au long de leur carrière.



Une réforme des rythmes scolaires avec la semaine de cinq jours, oui, mais ce n’est pas suffisant pour prendre en compte le temps global d’éducation de l’enfant que ce soit tout au long de la journée, de la semaine ou de l’année. De plus, pour que ce traitement agisse, il doit être inséparable de la pédagogie proposée pendant ce temps : l’ennui fatigue, mais le désir de comprendre, d’apprendre, de chercher motive. Avec comme compléments indispensables : les conditions de travail (espaces, circulation, climat scolaire…).



Pour prolonger le traitement, comme l’école n’est pas l’unique lieu où l’enfant apprend, une cohérence pédagogique entre tous les acteurs et espaces éducatifs se révèlera importante.



Permettre aux enfants de moins de trois ans d’entrer à l’école, oui, mais pour que ce soit profitable, il faut que l’école maternelle cesse de vouloir ressembler à l’école élémentaire, qu’elle arrête de juger, d’évaluer, de prédire et qu’elle donne à chaque enfant le temps nécessaire pour grandir, progresser avec les autres et ainsi rassembler tout ce qui est nécessaire aux apprentissages scolaires.



Pour renforcer le traitement, l’école maternelle donnera des espaces et des temps spécifiques adaptés au jeune enfant et des lieux d’accueil aux parents.



Donner une attention particulière aux enfants en difficulté scolaire, oui, mais le remède est insuffisant si on ne traite pas le système éducatif en entier… qui pour l’instant ne réussit qu’aux « bons élèves ». Bien sûr, certaines difficultés ont des raisons externes à l’école, et là le RASED ou des spécialistes sont indispensables.



Ce traitement ne doit pas être dissocié des autres : pédagogie utilisée, formation des enseignants, temps et espaces éducatifs, école maternelle.



Après cette première ordonnance, il faudra consulter régulièrement les différents acteurs de l’éducation pour suivre la guérison, doser et affiner certaines prescriptions et prescrire d’autres traitements.



Et surtout ne pas décevoir, tous ceux qui espèrent une autre école, que ce soient les enfants, les jeunes ou les adultes.











8) Billet Blog Mediapart : « Le défi de "l'éducation nationale"... déjà perdu » ?


http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-claude-charrie/170512/le-defi-de-leducation-nationale-deja-perdu



Il faut pour mesurer ce défi partir de cette réalité qui veut qu'aujourd'hui, les enfants "apprennent" dans leur immense majorité, bien plus hors de l'école que dans l'école.

C'est à dire que les futurs adultes qu'il sont, seront bien plus les produits de la télé, des jeux vidéo, d'internet et de toutes les consommations qui sont les leurs, que de l'école.

Bernard Stiegler, en particulier, analyse très bien tout ça... origines et conséquences.

Sur le terrain, l'arrivée en masse des enfants d'une première génération (parfois d'une deuxième voire d'une troisième) ayant elle(s) même(s) déjà été "éduquée(s)" selon ce nouveau "dispositif éducatif" donne toute la mesure du changement qui s'est opéré progressivement, en fait depuis les années 60, et confirme pleinement un diagnostic pour le moins alarmant.

Tandis que simultanément l'école était systématiquement renvoyée par le politique, et s'enfermait elle-même, sur ses problématiques internes, certes réelles, mais tellement éloignées des enjeux de civilisation qui devraient être au coeur du débat politique sur l'éducation, et non pas sur l'école.



La prise de parole de François Hollande, rendant hommage au premier jour de son quiquennat aux lois scolaires de Ferry pour confirmer la priorité qu'il veut donner à l'éducation, donne de son côté toute la mesure de la schizophrénie de la pensée politique sur l'école. Glorifiée pour la transmission des valeurs dont elle a la charge, dans le même temps l'école n'est sollicitée en réalité que pour garantir l'acquisition d'un "socle de compétences" implicitement mais ostensiblement ramené aux contingences de "l'employabilité" de ses futurs dipômés (ou pas, ...d'ailleurs).

Schizophrénie... et donc incohérence, inadaptation et inefficacité depuis 50 ans au moins ! (François Hollande n'est pas plus coupable que tous les autres.)



Il y a je crois, à l'origine, un refus de penser politiquement l'éducation. C'est à dire un refus du débat et de l'affontement politique sur le thème de l'éducation, et une esquive en forme de repliement dilatoire sur la problématique ou les problématiques de l'enseignement scolaire... c'est à dire un repliement sur la technique. Et l'entretien discursif d'un amalgame coupable entre école et éducation... pour donner le change.

C'est que, penser politiquement l'éducation induit une radicalité probablement difficile à "vendre", probablement inaudible en contexte.

Sauf que...



Alors il faut je crois commencer par l'analyse de ce "dispositif éducatif" selon lequel arrivent maintenant sur les bancs des écoles des enfants de parents incompétents parce que disqualifiés, face à des enseignants eux-mêmes disqualifiés, par leur commanditaire, l'état, qui leur fixe une mission inadaptée à la situation, et donc eux-mêmes et à leur corps défendant incompétents.



Au bénéfice de cette analyse, qui reste à qualifier, peut-être pouvons-nous imaginer qu'il revient à la puissance publique, en charge de l'intérêt général, de faire face. Et donc à ceux qui ambitionnent de la piloter, d'élaborer et de pédagogiser politiquement une projection et une stratégie. Encore faut-il qu'ils fassent et actent ce diagnostic de l'incompétence des deux piliers traditionnels de l'éducation, aujourd'hui mis en échec et marginalisés en périphérie du "dispositif éducatif" par l'omnipotence en son coeur du consumérisme et du marketing.



Autrement dit, le problème n'est pas l'école, ni dans l'école.

Mais l'école en tant qu'outil éducatif de la république est peut-être la solution, sous réserve que l'on veuille bien considérer, à l'aune de ce qui fut fait au début de la troisième république, l'ampleur du défi à relever et la réalité de la mission qui doit lui être confiée.

Et pour mieux y revenir il faut donc cesser de parler de l'école, s'arracher du cadre restreint dans lequel elle enferme le ministère de l'éducation nationale.

Il faut donner à ce ministère toute l'ampleur qui doit être la sienne, à la mesure du chantier d'urgence et immense qui doit être entrepris.



Sacré défi... l'hypothèse de rétablissement de la semaine de 5 jours est un premier pas indispensable.



L'idée de laisser à l'initiative locale la possibilité de mobiliser pour cela le mercredi matin au lieu du samedi matin anonce hélas déjà le renoncement.






_______________________________________________________________

3/04/2012 :  

1) « Echec scolaire: "Le système scolaire n'offre pas de place aux parents" »



Voir dans L’Express ici :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/echec-scolaire-le-systeme-scolaire-n-offre-pas-de-place-aux-parents_1100319.html







Le système scolaire français laisse sortir chaque année 100 000 jeunes (sur 800 000) âgés de 16 ans ne sachant pas du tout -ou quasiment pas- lire. Chaque année, ce sont 150 000 jeunes d'une classe d'âge qui achèvent leur scolarité sans aucun diplôme, dont 60 000 sans aucune qualification.







Les parents, d'abord, puisque ce sont eux qui créent les conditions de réussite, en procurant à l'enfant une sécurité matérielle et affective.



chaque année, un enseignant doit s'attendre "à avoir dans sa classe au moins deux élèves ayant un trouble spécifique des apprentissages", explique la psychologue Roselyne Guilloux, dans son ouvrage L'effet domino "dys". Et de fait, les enseignants ont du mal à s'adapter à la spécificité de ces enfants.







rien ne semble permettre aux parents de trouver leur place dans ce système. Et le ton s'est même durci: les parents des élèves décrocheurs tentés par l'absentéisme sont désormais sanctionnés par la loi Ciotti, entrée en vigueur en 2011. "En culpabilisant les parents, on les soumet à la double peine: non seulement la plupart de ces parents souffrent de la situation dans laquelle se trouvent leurs enfants, mais ils doivent en plus s'en voir assigner la responsabilité







2) Témoignage sur Agoravox : il a 14 ans et s’exclut par la violence : « L’impuissance de l’école face à de tels cas ! »

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-impuissance-de-l-ecole-face-a-de-113905









3) E2C : « Ecole de la 2ème chance » : cf. article ici

http://www.bordeaux-communiques.com/communiques/les-ecoles-de-la-2e-chance-un-dispositif-de-reference-reconnu-pour-les-c80538.htm


En 2011, les E2C ont accueilli 11 454 jeunes sur l'ensemble du territoire : c'est 42 % de plus qu'en 2010. Avec 58 % de sorties positives, le dispositif confirme son rôle actif dans l'intégration sociale et professionnelle des jeunes sans diplôme, ni qualification. Plus d’info : http://www.reseau-e2c.fr : (les plus proches de Boulogne : Paris 18 et Paris 20)











4) « Le non remplacement des enseignants absents met très en colère les parents d'élèves » (La voix du Nord)

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2012/04/03/article_le-non-remplacement-des-enseignants-abse.shtml#SÃ%a9quence_1


En gros, pour cent enseignants devant être remplacés, il n'y en a que trente-cinq disponibles pour les suppléer. »







…porter plainte contre l'Éducation nationale pour « défaillance sur la continuité du service public ». Simple à dire, plus difficile à faire. Pour mener la procédure à son terme, a-t-il dit à la centaine de personnes présentes, il faut mettre en demeure le rectorat avant de saisir le tribunal administratif.











5) Harcèlement à l'école : comment combattre ce fléau ?



L’article ici
http://www.plurielles.fr/parents/fiche-pratique/harcelement-a-l-ecole-comment-combattre-ce-fleau-7104072-402.html






le harcèlement est une violence verbale, physique, ou psychologique qui se répète à l'encontre d'une personne, stigmatisée et rejetée. Le but est d'isoler, de blesser, d'intimider et de dévaloriser l'élève.







Les parents face au harcèlement de leur enfant à l'école

Néanmoins certains signes doivent alerter : l'élève victime de violences présente des symptômes à la suite de ces agressions : troubles du sommeil, anxiété, eczéma, sueurs, sursauts inopinés, maux de ventre, refus d'aller à l'école, repli sur soi et, dans les cas les plus graves, idées suicidaires.



peines encourues par les harceleurs : 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.











6) FCPE : interpellation-des-candidats-le-17-mars



http://www.fcpe.asso.fr/index.php/actualites/item/289-interpellation-des-candidats-le-17-mars-suivez-la-journee-en-direct-



Les douze thèmes de notre interpellation :

1 - La maternelle, une Ecole de la réussite


2 - Adapter l'Ecole aux rythmes des enfants et des jeunes

3 - Pour un code de l'éducation protecteur des droits de l'enfant et une véritable démocratie lycéenne

4 - Vers une orientation choisie

5 - Pour la scolarisation effective des enfants handicapés

6 - La santé à l'Ecole

7 - Pour une Ecole sans inégalités sociales et territoriales, l'Etat doit garantir l'égalité

8 - Gratuité : aller plus loin

9 - Laïcité : promouvoir l'Ecole publique

10 - Pour une pédagogie active et non répressive

11 - Une véritable formation au métier d'enseignant

12 - Un statut du parent-délégué pour assurer une véritable représentation des parents














7) « Ecole : une copie à corriger »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/dossier/0201983895095/0201989666871-ecole-une-copie-a-corriger-309028.php





Au fil des avertissements, le constat commence à devenir inquiétant pour le système éducatif. français. Le dernier test Pisa, réalisé en 2009 dans 65 pays (les 34 membres de l'OCDE ainsi que 31 partenaires) auprès d'élèves de quinze ans et publié fin 2010, dresse le tableau d'un système éducatif français très inégalitaire et produisant toujours plus d'échec scolaire. La France, tout en restant dans la moyenne des pays de l'OCDE, a reculé depuis 2000 de la 12e à la 18e place en compréhension de l'écrit et du 13e au 16e rang (depuis 2003) en mathématiques. Sous ces chiffres se cachent de grandes disparités. Si l'Hexagone combine un nombre de bons élèves supérieur à la moyenne de l'OCDE, il ne le voit que très peu progresser. Un handicap à l'heure de l'économie de la connaissance. En revanche, la part d'élèves en difficulté, elle aussi supérieure à la moyenne, est passée entre 2000 et 2009 de 15 % à 20 %. Point noir du système, les origines sociale et ethnique des élèves sont plus déterminantes pour la réussite scolaire en France que dans la moyenne des pays développés.







Pour l'enseignement supérieur, le taux de scolarisation des 20-29 ans a stagné à 19 % entre 1995 et 2009. Et le taux d'échec en premier cycle reste très important. « Avec ces résultats, on peut comprendre que la France ait quelques problèmes de croissance et de compétitivité »,







Extrait du livre du collectif  "Ecole, changer de cap": http://www.ecolechangerdecap.net/IMG/pdf/donner_toute_sa_chance_a_l_ecole_2.pdf



Treize transformations nécessaires et possibles….............21

1. Repenser les conditions de formation des enseignants............21

2. Officialiser le travail en équipe...............................22

3. Intégrer de la Maternelle à l’Université

les apports de l’éducation psycho-sociale..........................23

4. Repenser l’autorité.............................................25

5. Assurer la formation à la gestion non violente des conflits.....26

6. Généraliser les apprentissages de base par cycles

de maturation......................................................27

7. Éduquer au sens de la complexité et à l’esprit de la science....28

8. Conférer un statut positif à l’erreur...........................29

9. Transformer les modes d’évaluation..............................30

10. Apprendre à apprendre..........................................30

11. Apprendre à échanger...........................................31

12. Éduquer à l’interculturalité...................................32

13. Apprendre à « philosopher »...................................33












1) Regardez la video animée de Sir Ken Robinson
http://geoffroigaron.com/2011/03/veille/leducation-du-21e-siecle-michel-serres-sir-ken-robinson-et-edgar-morin/
et son discours sur le changement nécessaire du paradigme dans lequel nous éduquons nos enfants

et les adultes à notre époque. Pour lui, nos institutions détruisent la créativité des citoyens.





2) Publication collective Edgar Morin, Aldo Naouri, etc… : cf. article PDF

http://www.millenaire3.com/uploads/tx_ressm3/cahier31.pdf





3) Sur les NTIC, TICE, NTE : cf. article Web

http://barthes.ens.fr/scpo/Presentations00-01/Philipbert_Education.htm



« …développement de plus en plus massif dans le cadre des NTIC ( nouvelles technologies de l’information et de la communication ) des TICE ( technologies de l’information et de la communication éducatives ) et surtout des NTE ( nouvelles technologies de l’éducation ), qui se distinguent des TICE par leur caractère désormais communiquant »





4) L’école face à l’adolescence : comprendre

1. Marcel Ruffo

2. Wikipedia

3. Phillipe Jeammet document 1 et à écouter sur France Culture

4. L’EPE : Ecole des parents



5) Wikipedia sur Philippe Mérieu



Selon lui, le rôle de l'école est à la fois d'instruire et d'éduquer, la finalité étant l'émancipation de l'élève et le développement de son autonomie. De ce fait, comme l'avait démontré aussi Olivier Reboul, tout enseignant est confronté à un certain nombre de contradictions :

• l'enseignant (et plus globalement tout éducateur) doit s'efforcer de transmettre des normes sociales pour favoriser l'insertion de l'enfant dans la société. Mais il doit aussi lui apprendre à penser par lui-même et à examiner de manière critique les règles sociales existantes. L'éducation à la liberté revêt donc un caractère paradoxal.

• il existe de même une tension entre la nécessité de faire acquérir à l'élève des savoirs qui sont nécessaires à sa formation et la prise en compte de ses centres d'intérêt. En effet, tout apprentissage véritable nécessite la mobilisation de l'intérêt de l'élève. Seuls les savoirs scolaires faisant sens pour l'élève pourront être assimilés durablement. Il est donc tentant de promouvoir à l'école des thèmes ou des activités qui sont susceptibles de déclencher l'intérêt immédiat de l'élève. Cependant, en privilégiant les centres d'intérêt des élèves, l'enseignant risque de ne pas ouvrir à de nouveaux objets de connaissance et à de nouvelles pratiques culturelles. Philippe Meirieu résume le problème ainsi : « L'intérêt de l'élève est-ce ce qui l'intéresse ou plutôt ce qui est dans son intérêt ? Car de toute évidence, ce qui l'intéresse n'est pas toujours dans son intérêt et ce qui est dans son intérêt ne l'intéresse pas vraiment[11] ».

Pour expliquer — voire dépasser — ces contradictions, Meirieu met en avant le fondement éthique de l'éducation. Il énonce ainsi deux postulats qui sous-tendent l'acte éducatif :

• le postulat d'éducabilité (inspiré du philosophe et pédagogue Herbart, successeur de Kant à la chaire de Königsberg) : toute personne est susceptible d'être éduquée, et je suis capable, en personne, de l'éduquer. C'est ce principe qui conduit l'enseignant à faire évoluer ses pratiques pédagogiques de manière à faire évoluer positivement les élèves, tant sur le plan cognitif que dans le domaine socio-affectif.

• le postulat de liberté est le pendant du principe d'éducabilité. Dans les sociétés démocratiques, l'éducation ne peut être assimilée au dressage. Ses résultats sont donc incertains car en dernière instance, l'apprentissage est du ressort de l'élève. « L'enseignant doit donc donner au sujet la possibilité d'exprimer ses propres projets individuels et collectifs[12] ».

Il met avant tout l'accent sur le fait que chaque élève est différent et que les classes sont inévitablement hétérogènes. Face à cette hétérogénéité, il propose d'utiliser la pédagogie différenciée et plus particulièrement les groupes de besoin[



Les travaux de Philippe Meirieu sont l'objet de controverses, notamment de la part de Liliane Lurçat[14], l'association Sauver les lettres[15] ou l'association Reconstruire l'École[16]. Des intellectuels tels que Régis Debray[17],[18], Marcel Gauchet[19],[20], Alain Finkielkraut, ou Jacqueline de Romilly[21] considèrent leur application par le corps enseignant comme partiellement responsable de la baisse générale du niveau de l’Education nationale.

Des enseignants contestent ses théories éducatives fondées sur l'« élève apprenant » plutôt que sur des savoirs fondamentaux. « Philippe Meirieu a été très souvent pris à partie par les “républicains” ou les disciplinaristes qui l'accusent d'avoir contribué à la baisse du niveau des élèves ainsi qu'à l'effondrement de l'autorité des enseignants par son idéologie pédagogiste, égalitariste et démagogique[22]. »

   
1) Boulogne : une école d’avant garde à venir ? (18 classes maternelle/primaire)

Une école verte au coeur de la ville

« Les élèves cohabiteront avec des hirondelles et des pipistrelles, à proximité de chênes et de prairies, dans ce futur établissement scolaire à Boulogne.

La nouvelle école de la biodiversité de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) innove en matière pédagogique et architecturale. "Cet établissement est conçu comme un grand paysage”

La belle photo (cliquer sur le zoom) et l’article : http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Actualite/Nouvelle-ecole-verte-a-Boulogne-411509/?sitemapnews







2) Comment obtenir la pleine mobilisation du corps enseignant pour réformer la pédagogie et les cursus offerts aux élèves ?

Repenser le statut des profs sans les déstabiliser, un défi

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/31/repenser-le-statut-des-profs-sans-les-destabiliser-un-defi_1565706_3224.html











3) « L’appel de Bobigny » , un résumé pour une lecture rapide du document : 
http://www.laligue.org/assets/Uploads/Appel-Bobigny-octobre-2.pdf



Octobre 2010 : (lien : http://www.villeseducatrices.fr/page.php?page_id=20)



SIGNATAIRES

MEMBRES DU COMITÉ DE COORDINATION ET D’INITIATIVE

Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV),

Association Nationale des Acteurs de la Réussite Educative (ANARE),

Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes (ANDEV),

ATD Quart Monde,

Centres d’entrainement aux Méthodes d’Education Active (Céméa),

Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT),

Défense des Enfants Internationale (DEI) - France,

Fédération de l’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE),

Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE),

Fédération nationale laïque de structures et d’activités éducatives, sociales et culturelles (Francas),

Fédération Syndicale Unitaire (FSU),

Fédération des Syndicats Généraux de l’Education Nationale et de la Recherche publique (SGEN-CFDT),

Fédération UNSA-Education,

Inter-Réseaux des professionnels du Développement Social Urbain (IRDSU),

Ligue de l’enseignement,

Réseau Français des Villes Educatrices (RFVE),

Syndicat des Enseignants (SE) UNSA,

Syndicat National Unitaire des Instituteurs, des Professeurs des écoles et PEGC (SNUipp),

Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA).

Etc…



Description :



« 5 objectifs prioritaires »



1) Garantir dans le respect de la laïcité le Droit à l’éducation pour chacun

et pour tous et donc l’équité dans l’accès à l’éducation et la formation ;

refuser toute discrimination, en dépassant le droit formel à l’égalité des

chances.



2) Définir un projet éducatif global ambitieux pour l’enfance et la jeunesse

sur tous les temps et les espaces éducatifs et sociaux articulant éducations

formelle, informelle et non formelle, dans un processus de formation

tout au long de la vie s’appuyant sur une formation initiale solide.



3) Promouvoir la coéducation, la coopération éducative de tous les acteurs,

garantir la place et les droits des parents, des enfants et des jeunes.



4) Mobiliser avec ce projet éducatif global toutes les ressources éducatives

des territoires et de l’école, à travers l’articulation des objectifs nationaux

avec les projets éducatifs des établissements d’enseignement et des

institutions culturelles publiques, et ceux des territoires.



5) Garantir à tous les jeunes, à l’issue de la scolarité au collège, la

maîtrise évaluée des éléments (connaissances, compétences, savoir être

et savoir-faire) indispensables à l’accès et à la réussite dans les

enseignements diversifiés du lycée et à l’objectif de 0 sortie du système »







Voici les 18 propositions que j’ai résumé ici :



« Nous soumettons au débat cet ensemble de propositions transversales

sur les enjeux majeurs, comme première contribution au projet national

pour l’enfance et la jeunesse et à l’élaboration de la loi d’orientation et de

programmation pluriannuelle indispensable à sa mise en œuvre »





1

priorité à l’éducation reconnue dans une loi d’orientation et de

programmation pluriannuelle pour l’enfance et la jeunesse.



2

la garantie du Droit à l’éducation pour chacun.

[...] pour l’État, une obligation de moyens et de résultats de la maternelle à l’Université,



3

que le principe d’équité guide toutes les décisions.

Ceci nécessite des choix politiques en faveur des territoires et des

jeunes subissant aujourd’hui des inégalités et des discriminations

insupportables et en faveur de l’école et du collège.



4

affirmer les missions sur l’ensemble du territoire d’un

service public de la petite enfance. Dans ce cadre, l’école maternelle

doit être confortée dans ses missions et sa spécificité, dès 2 ans

pour les enfants dont les parents le souhaitent.



5

que l’école primaire et le collège permettent

à chaque jeune de disposer à la fin du collège des éléments

indispensables pour pouvoir choisir

et construire son avenir et la

poursuite de sa formation.



En effet, le collège n’est pas une fin en soi.

Et une place plus importante devra notamment être accordée à

l’éducation artistique, l’éducation physique et sportive, l’éducation à

la citoyenneté, l’enseignement des langues et la maîtrise des outils

informatiques et de communication […]

Pour cela, le travail en équipe, des formations initiale

et continue rénovées pour tous les professionnels de l’école et

en particulier les enseignants, la construction de projets éducatifs

globaux sur tous les temps et espaces éducatifs de l’enfant,

le respect de ses rythmes de vie et d’apprentissage sont indispensables.



6

Une attention particulière devra être accordée, avec la participation

des parents, aux moments délicats de transitions, parfois vécues

comme des ruptures - à l’entrée en maternelle, de la grande section au

CP, du CM2 en 6e, de la troisième à la seconde - en réalisant

des projets communs et des coopérations entre enseignants des

écoles et des collèges, des modules de formation communs, des liaisons

inter-cycles développées, un suivi et un soutien spécifiques pour les enfants en difficulté.



7

Pour améliorer les rythmes de vie et de travail des enfants et des

jeunes, très rapidement il faut un cadre national, décliné dans

les projets éducatifs de territoire et les projets éducatifs

d’établissement. Il doit prendre en compte les préconisations

de l’Académie de médecine à propos de l’école primaire.

Il faut donc alléger la journée et adapter le travail scolaire aux temps

favorables aux apprentissages, alterner et équilibrer dans la

journée les différentes formes de regroupement, les différentes

activités et disciplines, les formes de travail, garantir la pause

méridienne, refuser la semaine actuelle de 4 jours et prioriser un rythme annuel

alternant 7 semaines scolaires et 2 semaines complètes de vacances intermédiaires,



8

La définition et l’impulsion d’un véritable projet éducatif

d’école ou d’établissement et d’équipe nécessitent l’implication

et la coopération éducative de tous les adultes, professionnels et

parents, partenaires associatifs de l’éducation populaire, du sport et

de la culture du territoire, la logique de coéducation et l’évaluation partagée de ce projet.



9

Un contrat de confiance entre la Nation et les professionnels de l’école, en premier lieu les

enseignants, doit garantir leur autonomie professionnelle, définir leurs missions et leurs objectifs et

les reconnaître dans la redéfinition de leurs services, incluant la formation continue, la recherche action

et le travail en équipe dans le respect de leurs statuts nationaux et de leurs conditions de travail.

Cela exige notamment de garantir une véritable formation initiale et continue des enseignants à la

hauteur des enjeux.



10

[L'école] ne peut pas tout faire et tout compenser. L’éducation et

l’accès aux connaissances se jouent aussi en dehors de l’École. Il faut

donc assurer la cohérence éducative entre tous les acteurs, y compris

les parents, concernés par cette dynamique co-éducative.

C’est pourquoi nous soutenons l’incitation au développement et

la reconnaissance nationale par la loi des projets éducatifs de

territoire, souples, coordonnés le plus souvent par la commune ou

l’intercommunalité selon leur taille et leur capacité à mobiliser les

ressources éducatives du territoire et tous les acteurs.

Ils doivent s’articuler avec les projets des établissements et fonctionner

sur la base d’un diagnostic partagé.



11

Les associations d’éducation populaire et complémentaires de l’école doivent donc voir leurs

missions de service public et le respect de leurs projets propres reconnus dans la loi d’orientation

et soutenus à travers des contrats d’objectifs et de moyens pluriannuels avec l’État et les collectivités.



12

Les parents sont tout à la fois les responsables légaux de l’éducation

de leurs enfants, des usagers du service public d’éducation, des

acteurs de la coéducation et de la vie de l’école, des citoyens qui ont

leur mot à dire sur les objectifs et le fonctionnement du service public.

Les parents ont un droit à l’information, à la participation aux

décisions concernant leurs enfants, à leur représentation dans

les instances de l’établissement, du projet éducatif de territoire

et de tous les niveaux du système éducatif.



13

l’accès sans discrimination au service public [...] principe de gratuité de la

scolarité obligatoire. [...] proximité du domicile,[...] équité [...]

maintien d’une sectorisation pour viser partout la mixité sociale, mais

aussi et surtout par des garanties sur les conditions d’étude et de

vie scolaire, par des modalités et des méthodes pédagogiques

actives et diversifiées et prenant en compte un accompagnement

individualisé en cas de difficultés, prise en charge à l’école du

temps de travail personnel [...]

Cela concerne bien sûr les enfants et les jeunes en situation de handicap.



14

L’égalité des chances est basée sur un quiproquo. [elle ne] crée pas forcément une société

« juste ». Si on développe l’égalité des chances uniquement pour accéder aux meilleurs établissements, on

développe un modèle basé sur la compétition. Et dans les compétitions, il y a des vainqueurs et des vaincus.

L’école républicaine [...] doit viser à la réussite de tous, dans un esprit de solidarité,

de coopération et non de compétition. La question de l’évaluation des élèves

doit être posée [elle doit] valoriser les progrès, la réussite, l’engagement

et l’effort plutôt que sanctionner l’échec. Elle doit prendre en

compte l’erreur comme une étape de la construction du savoir.

Cela nécessite une réflexion et un changement sur le sens et les

modes d’évaluation, une formation adaptée des enseignants mais aussi

une sensibilisation des familles. Cela exige de faire prévaloir

l’organisation et la logique des cycles et donc d’en finir avec la

logique des redoublements, en adaptant la durée de chaque cycle [...]



15

La loi a défini le triple objectif d’atteindre 0% de sortie sans

qualification après 18 ans, d’amener 80% d’une classe d’âge au

baccalauréat et de 50% au niveau licence. Nous lançons un appel

solennel pour en finir avec les sorties sans qualification reconnue.



16

Cela exige d’abord la démocratisation du lycée après la

massification des trente dernières années. Cela exige la refondation

du lycée avec la diversification des durées et formes des séquences et la

mise en cohérence, le rééquilibrage de toutes les disciplines,

un véritable dispositif d’aide et d’accompagnement individualisés

pour prévenir l’échec et éclairer les choix de l’orientation, l’adaptation

des locaux et des espaces, tant au travail en groupes et en ateliers

qu’au travail personnel. [...] Cela exige le refus d’une hiérarchie

des filières et des savoirs et une revalorisation des enseignements

technologiques et professionnels, ainsi que des passerelles

garanties entre les filières. Cela suppose aussi d’ouvrir

chaque lycée sur son territoire et d’en faire en dehors des

horaires scolaires une maison de la culture et de l’éducation

informelle et non formelle.



17

Cela exige aussi la construction progressive d’une orientation

ambitieuse et d’une éducation aux choix pour tous les jeunes et

le refus des orientations précoces.

Pour garantir une orientation construite avec le jeune et ses parents,

[des] CIO, sans restreindre à l’usage d’internet et de bases de données.



18

les jeunes seront tous confrontés à une évolution plus rapide des métiers

et à une plus grande mobilité dans l’emploi et plus globalement

à une évolution très rapide des connaissances et des sociétés.

Cela exige d’anticiper sur l’articulation entre formation

initiale solide et formation tout au long de la vie et de prévoir

des modalités de reconnaissance dans les garanties collectives, de

certification et d’évaluation des compétences et des acquis de la

formation continue qui prolongent et complètent la certification

initiale, mais aussi valident les acquis de l’expérience.

Il s’agit ainsi de favoriser la promotion sociale et la sécurité professionnelle.




Pour mémoire en 2009 : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009_AssisesNalesEducation.aspx






____________________________________________________

      2/11/2012 :  


1) Débats 2012 : Comment sauver l'école ?

http://www.lepost.fr/article/2011/10/31/2627029_debats-2012-comment-sauver-l-ecole.html

15 % des élèves ont des difficultés sévères et 25 % des acquis fragiles en entrant en sixième

De médiocres résultats pour un système qui consomme d’énormes moyens. Les candidats à la présidentielle s’empareront-ils de ce sujet ? Les recettes de la gauche sont connues.

Ce sont celles que la droite applique avec constance depuis trop longtemps : le baccalauréat pour tous ou presque (86 % de réussite cette année) à l’issue d’un parcours où, de la maternelle au lycée en passant par le collège unique, l’enfant grimpera de classe en classe sans que l’on tienne compte – sauf à de rares exceptions – de ses connaissances ni de ses compétences. La principale différence réside dans l’octroi de moyens.

La gauche en réclame toujours plus, la droite veut les diminuer. [NDLR : et le Centre les sanctuariser ? ]

La majorité n’est pourtant pas restée inerte depuis 2007.

Ministre de l’Éducation pendant deux ans, Xavier Darcos a recentré les programmes du primaire sur les savoirs fondamentaux : lire, écrire, calculer.

A lire dans Valeurs Actuelles…
http://libresechanges.blog.capital.fr/index.php?action=article&id_article=437205








2) 5 membres de la délégation française au Sommet mondial de l’Education (WISE) au Qatar confient au Monde leurs motivations



http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/11/01/5-membres-de-la-delegation-francaise-au-sommet-mondial-de-leducation-wise-au-qatar-confient-au-monde-leurs-motivations/



Luc Chatel :



« Après la première révolution, celle de l’école gratuite, laïque et obligatoire menée à la fin du XIXe siècle, la France a attendu la seconde moitié du XXe siècle pour engager la révolution de la démocratisation et de la massification, avec l’accès de tous nos enfants aux mêmes établissements de l’enseignement secondaire. Aujourd’hui, la troisième révolution s’engage : le défi à relever est celui de la personnalisation.





François Taddéi est un généticien directeur du Centre de recherches interdisciplinaires de l’université Paris Desacrtes à Paris, auteur d’un rapport pour l’Unesco sur la créativité



« Je crois beaucoup dans les serious games, mais aussi dans les jeux collaboratifs



Je souhaite aussi rencontrer toute une série d’experts qui ont réussi à scolariser des enfants dans les favellas, ou à avoir une approche d’enseignement qui s’affranchit des barrières des disciplines. Je crois que nous avons à nous nourrir de toutes ces approches. Charles Leadbeater qui a rédigé le WISE book sur les pionniers de l’innovation va nous permettre de dégager des clés sur la conduite du changement



Je vais être très attentif à ce qui se dit sur l’entreprenariat social en matière éducative, une approche riche »



François Müller, hier responsable de l’innovation dans l’académie de Paris, a rejoint récemment le ministère de l’éducation



C'est en faisant l'inventaire expert et collectif des pratiques du changement que l'innovation peut éclairer les politiques d'éducation. Cette opération de bottom-up est consubstantielle, de notre point de vue, à la conduite du changement, en misant sur l'intelligence, c'est à dire ici sur la compréhension et l'analyse partagée des causes du changement, comme de ses objectifs. Ainsi, nous pourrons repositionner nos propres choix dans une cartographie élargie des choix possibles en éducation, en optant pour des expérimentations plus systémiques, alliant les pratiques de classe (dont les technologies de l’information), mais aussi, de nouvelles organisations du travail et nouveaux modes de management.



3) Pour une école vraiment démocratique

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/01/pour-une-ecole-vraiment-democratique_1596758_3232.html



« . Comparée à ses consœurs des pays proches, l'école française présente deux caractéristiques parfois difficiles à reconnaître : les inégalités scolaires y sont beaucoup plus fortes que ce que supposerait l'amplitude des seules inégalités sociales ; le climat scolaire et la confiance dans l'école y sont moins positifs que dans bien d'autres pays plus libéraux ou plus sociaux-démocrates que le nôtre.



Qui croira qu'un collège de banlieue populaire et que la section européenne d'un collège de centre-ville appartiennent à la même école ? Au-delà des arguments comptables, les 60 000 postes ne peuvent être justifiés que s'ils ouvrent le chantier d'une transformation de l'école, de sa structure et de la conception même du métier d'enseignant et de son service. Sans cette volonté et sans la capacité de placer le débat sur ce plan, la "pente naturelle" de l'évolution scolaire l'emportera et ce sera, avec ou sans 60 000 postes, dans le sens du pire pour tous ceux qui n'ont pas eu la chance de naître du côté des vainqueurs. »





4) Un élève sur dix se dit harcelé au collège

http://www.ledauphine.com/actualite/2011/10/25/un-eleve-sur-dix-se-dit-harcele-au-college

Des violences verbales et des vols

Les violences signalées sont surtout verbales. Le plus souvent, sont cités le ”surnom méchant”, les “moqueries”, “la mise à l’écart”,”l’insulte”,”la bousculade”,”les coups”, “le lancement d’objet”, ou la “menace”.





5) La France, championne du redoublement scolaire

http://www.scienceshumaines.com/la-france-championne-du-redoublement-scolaire_fr_15054.html

Cette dernière indication se vérifie également dans le rapport : en France, les dépenses d’éducation publiques et privées sont supérieures à la moyenne des pays évalués (6,3 % du PIB, contre 5,9 %). « Ce pourcentage élevé est certes rattaché à la pratique fréquente des redoublements, mais provient également du grand nombre d’heures de cours dispensés par les enseignants », souligne Eric Charbonnier, analyste à la direction de l’éducation de l’OCDE.

Hausse importante du niveau d'étude

En effet, de 7 à 14 ans, un élève français reçoit un total de 7 500 heures de cours, alors que la moyenne des pays de l’OCDE tourne autour de 6 000 heures.

Mais, tout comme le redoublement, cette accumulation horaire ne semble pas pour autant être un facteur de réussite.

En Finlande, le pays qui obtient les meilleurs résultats scolaires (1er en compréhension de l’écrit et en sciences, 2e en mathématiques), ce total horaire ne dépasse d’ailleurs pas 5 000.

Parmi les autres indicateurs du rapport, on trouve aussi le taux de scolarisation, les revenus des enseignants ou encore le niveau d’étude des sortants.

En France, 90 % des élèves restent à l’école pendant au moins quinze ans, contre douze pour l’ensemble des pays de l’OCDE. La France détient d’ailleurs (avec l’Allemagne, la Belgique, la Pologne, la République tchèque et la Suède) le record du pourcentage des 15-19 ans scolarisés. De manière plus générale, dans la totalité des pays évalués (l’Allemagne exceptée), le rapport souligne une hausse importante du niveau d’étude des élèves, la France n’y faisant pas exception. Aujourd’hui, 81 % des jeunes de l’Hexagone obtiennent un diplôme de fin d’études secondaires (à savoir un bac, un BEP ou un CAP), soit autant que la moyenne de l’ensemble des pays. A titre de comparaison, seuls 64 % des 45-54 ans des pays de l’OCDE ont atteint ce niveau.



6) Le redoublement scolaire de plus en plus contesté

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/18/01016-20110218ARTFIG00677-le-redoublement-scolaire-de-plus-en-plus-conteste.php



Au niveau de l'école primaire, la France affiche 17,8% de taux de redoublement quand la Grèce est à 2% ou l'Autriche à 4,9%. De même, au niveau du collège, les taux de redoublement vont de 0,5% en Finlande à̀ 31,9% en Espagne quand il est de 23,5% en France.





7) Efficace, le redoublement?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/efficace-le-redoublement_489172.html

Témoignage Pour

Témoignage Contre







8) Le boom des logiciels éducatifs.



http://www.internetactu.net/2011/10/25/education-et-nouvelles-technologies-y-croire-ou-ne-pas-y-croire/



« Le second article de cette série s’intéressait donc au “boom des logiciels éducatifs”,
http://www.nytimes.com/2011/10/09/technology/a-classroom-software-boom-but-mixed-results-despite-the-hype.html?
mais avant tout pour dénoncer leur manque de résultats effectifs »



« Si les écoles américaines proposent de plus en plus d’ordinateurs, de logiciels et de programmes à leurs élèves, ce n’est pas le cas des écoles Steiner-Waldorf,
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Steiner-Waldorf
qui proposent un enseignement centré sur l’activité physique, l’apprentissage créatif et les tâches pratiques »







9) École primaire : les ressources varient de un à dix

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/23/01016-20111023ARTFIG00254-ecole-primaire-les-ressources-varientde-un-a-dix.php





Dans les écoles primaires, les crédits scolaires varient de un à dix. Soit de 13 à 130 euros par élève et par an. En effet, si le salaire des enseignants est à la charge de l'État, l'entretien, l'équipement, etc., échoient aux communes. D'où de fortes disparités, notamment pour le financement des sorties scolaires et l'équipement en informatique





la Cour des comptes affirmait qu'«alors qu'elle doit corriger les inégalités financières, socioculturelles et géographiques, l'organisation actuelle de l'école les laisse souvent persister, lorsqu'elle ne contribue pas à les accroître ».





10) « Les inégalités devant l’éducation », Savoir/agir, n°17, septembre 2011



http://lectures.revues.org/6668





on y retrouve des contributions qui s’inscrivent essentiellement dans l’héritage théorique des Héritiers et de La reproduction (Bourdieu & Passeron, 1964 et 1970), que l’on sait sensibles à l’étude compréhensive et critique de la production et de la reproduction des inégalités sociales face à l’éducation. Référence centrale de la contribution de Louis Weber, ce dernier relativise néanmoins le rejet dont ont été l’objet ces thèses sociologiques durant les années 1960-1970 au sein du milieu enseignant et notamment de sa branche syndicale.







11) Immolée par le feu... et après ? Refonder l’enseignement



Une contribution à lire ?

http://blogs.mediapart.fr/blog/meunier/311011/immolee-par-le-feu-et-apres-refonder-l-enseignement



Un dur métier

Il est temps de refonder le système éducatif

1. Les apprenants

2. Les parents

2.1. Avant la scolarisation

2.2. Pendant la scolarité

2.3. Former les parents ?

3. Les enseignants

3.1. La formation actuelle

3.2. Ce qui doit changer

3.2.1. Principes

3.2.2. Le professeur moderne, lui, assure plusieurs fonctions:

3.2.3. Formation professionnelle des enseignants

4. Conséquences pour l'institution « Éducation nationale ».

4.1. Les objectifs et les programmes

4.2. Revoir les rythmes scolaires

4.3. Revaloriser le travail manuel

4.4. Assurer la formation des professeurs

4.5. Le matériel scolaire nécessaire

4.6. Constituer un Patrimoine national de l'Enseignement en France,







12) Faire la classe à la maison - «Il faut réinventer l'école»



http://www.ledevoir.com/societe/education/334967/faire-la-classe-a-la-maison-il-faut-reinventer-l-ecole



École publique, privée, alternative ou à la maison... Le système scolaire québécois offre-t-il suffisamment d'options pour répondre aux besoins des familles? Pour plusieurs parents, il existe un fossé entre l'école et la famille. Pour le combler, l'école devra être plus flexible



L'école traditionnelle a indéniablement ses avantages: un encadrement, un environnement social, des ressources pédagogiques. Mais elle a aussi ses revers, selon Christine Brabant. «On vit une crise de l'école de masse, ça se fissure de partout, dit-elle. Ça a apporté énormément, mais ça a aussi créé ses propres vices.» Parmi eux, la chercheuse note l'intimidation en milieu scolaire, la démotivation, la surcharge de travail des enseignants, mais aussi l'éloignement des parents de l'éducation de leurs enfants. «Plus l'enseignement se professionnalise, plus ça exclut les parents. L'éducation se passe entre l'enfant et l'État», explique la chercheuse de Sherbrooke, qui a elle-même enseigné. C'est aussi ce qu'a ressenti Sonya Olthof. «Pour moi, c'était difficile d'imaginer donner mon enfant à un système scolaire qui ne me permet pas d'entrer et de voir comment ça se passe», exprime-t-elle





13) Le soutien scolaire privé s'essouffle



http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/30/01016-20111030ARTFIG00235-le-soutien-scolaire-prive-s-essouffle.php



Les entreprises de soutien scolaire souffrent de la crise financière, affirment leurs dirigeants. À commencer par Philippe Coléon, le PDG d'Acadomia, leader sur le marché français avec ses 80.000 élèves, qui reconnaît une «baisse d'activité» depuis deux ans. Dirigeant d'Anacours, Stéphane Cohen avance une «compression du volume d'activité» de 5 % depuis 2009, les paiements des parents étant par exemple effectués désormais en plusieurs fois. Les Cours Legendre, eux, ont dans le même temps constaté une baisse de 15 % concernant les cours à domicile





14) Repas scolaires gratuits pour tous les écoliers à Séoul

http://www.chine-informations.com/actualite/asie/repas-scolaires-gratuits-pour-tous-les-ecoliers-a-seoul_8472.html





15) Quand une banque s'occupe de l'éducation financière dans les écoles

http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/766198/quand-banque-soccupe-leducation-financiere-ecoles/