jeudi 3 avril 2014

Média : ça tique sur l'éthique ? Y a des hauts et... débat.

LesIndignésDuPAF (@IndignEsDuPAF)
@JF_Kahn: «Une génération devra assumer cette mission: contre l'horreur médiatique, rétablir l'honneur médiatique.»
plon.fr/ouvrage/l-horr…

Pourfendeur iconoclaste du panurgisme médiatique, notre poil à gratter national a pris du recul pour mieux interpeler le "quatrième pouvoir"... 

Le PAF saura-t-il entendre ce vibrant appel à la refondation des pratiques ?

Quelle part le public doit-il prendre dans "l'éducation aux média" ? (Voir http://mediaeducation.fr/)

Débattons-en bientôt ensemble un soir ? À la rentrée 2014 à Boulogne-Billancourt à l'Espace Landowski ?



Déjà avant son départ chez nos voisins suisses, il nous ouvrait les yeux sur les limites et opportunité de la communication sur internet... (voir le Huffington Post ici)


Ces temps nouveaux exigent une certaine droiture morale que ne s'accomode plus des compromissions du pouvoir économique et politique.



La démocratisation du savoir fait que des comptes sont demandés.

Les périls et les forces de progrès sont démultipliés par les nouvelles technologies. Les exigences s'en trouvent grandies d'autant.



Les Indignés du PAF ont conscience que la société civile doit prendre ses responsabilités. Sans attendre une trop lente auto-régulation des média, elle en appelle à la constitution d'un "conseil de presse" citoyen.

Il en va du devenir de notre démocratie.

Venez donc vous informer et apporter votre part à l'édifice ?

La suite sur :

http://www.lesindignesdupaf.info/fr
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Annexes : 

Huit ans de travail, à quand la concretisation ?
t.co/IaXjrirhB1 

Bibliographie :

Européennes et information:
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/05/elections-europ%C3%A9ennes-et-information.html

Déclaration du SNRL: 
http://m.snrl.fr/Deontologie-de-l-information-vers-un-Conseil-de-Presse_a203.html

Audience, qualité, et rémunération: témoignage de journaliste :
http://ow.ly/xwFWR

o   Au Danemark : formation au « journalisme constructif » ici

o   Au Québec : « Le Devoir » : Une étude révèle les hauts et les bas de l’indépendance journalistique : cliquer ici

o   Google News, le futur du journalisme ?  Interview ici

Par l’intermédiaire du GESTE, conférence de Richard Gingras au siège de Google France, qui n’est autre que le patron monde de Google News.
(il est « Senior Director News & Social ». Il est donc à la fois en charge de Google News et de Google+.)

Extraits :
« Inutile de croire qu’il y aura une période de transition. Il est déjà demain »

« Les médias traditionnels courent souvent plutôt derrière les pure players d’infotainment et le buzz, voire carrément derrière la presse people »

« Connecter les points du social graph, et du geo graph pour créer de nouvelles manières de trouver du contenu ? C’est l’objectif affiché de Google »

·         Les émissions de radio sur France culture :

o   « La démocratie des crédules » : cliquer ici

o    Sur la déontologie : cliquer ici

Qui sont les journalistes aujourd'hui ?

L'argus de la Presse a enqueté en 2013 auprès de 700 d'entre eux. Cliquer ici

mardi 2 avril 2013

Grand Débat le 11 juin 2013 : "Le modèle allemand, mythe ou réalité ?", l'occasion d'un diagnostic comparatif pour la France ?





Après ce bel événement, nous avons le plaisir de vous proposer ici l'enregistrement audio ainsi que notre la revue de presse réalisée pour l'occasion et permettant d'approfondir le sujet.

Timing de la soirée (pour écouter éventuellement la séquence de votre choix) : 

Introduction :   Jean-Philippe Brette
4' 24" :            1ère intervenante : Elisabeth Humbert-Dorfmüller
32' 50" :          2ème intervenant : Guillaume Duval
1h 16' 35" :     Première série de questions
1h 47' 30" :     Deuxième série de questions
2h 06' :            Fin



N'hésitez pas à notre rejoindre dans l'association (contact@invivo-asso.fr) et à l'année prochaine !

 



Ce grand débat s'est tenu à Boulogne Billancourt  le mardi 11 juin 2013 à 20h30 à la salle du Parchamp : 

Thème : 

"Le modèle allemand, mythes ou réalité ?
La France cherche sa voie."

(Voir l'invitation facebook ici, et pour suivre notre actualité, rejoindre notre groupe ici)

Il s'inscrit dans le cadre de l'anniversaire des 50 ans du traité de l'Elysée et est référencé officiellement ici.
 


Nos invités :

1. Elisabeth Humbert-Dorfmüller

          Consultante, spécialiste de l’Allemagne, secrétaire de section du SPD Paris
          
          Son blog :          http://leblogfrancoallemand.unblog.fr/


2. Guillaume Duval

Rédacteur en chef du magazine : "ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES"
à l'occasion de son livre :

"Made in Germany : Le modèle allemand, au delà des mythes"
aux éditions du Seuil.

Lien internet :
http://www.alternatives-economiques.fr/made-in-germany_fr_pub_1189.html






Résumé du livre de G. Duval :

Que ne lit-on et n'entend-on pas en France sur le modèle allemand ? On fait en particulier très régulièrement l'éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.

Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l'économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l'entreprise n'appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d'équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d'un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l'industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts.

Au contraire, la profonde remise en cause de l'État social, menée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, a probablement fragilisé le modèle allemand : le développement spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir.

On l'aura compris, ce qu'il faudrait copier ce sont plutôt les caractéristiques traditionnelles du modèle allemand que les réformes récentes qui y ont été apportées. Il n'est cependant jamais aisé de transposer les éléments d'un modèle national lié à une histoire particulière. Une meilleure compréhension de la société et de l'économie allemandes par les Français est en revanche indispensable pour réussir à imaginer ensemble un avenir pour l'Europe.

Pour s'abonner à Alternatives Economiques : cliquer ici

Nous remercions la ville de Boulogne Billancourt d'avoir publié l'annonce de cet événement sur son site ici.


Autre article : 20 minutes 

De quoi réaliser un débat passionnant !



Provoqué par la thèse de Guillaume Duval ci dessous, ce débat a été l'occasion pour le public de participer à un échange libre et approfondi avec nos experts intervenants.

Après une dérive passagère vers le modèle libéral-financier qui a fini par montrer ses limites lors de la crise de 2008, et dans lequel l’Etat se place volontairement en retrait du jeu économique comme dans les pays anglo-saxons, la France devrait, dit-on, revenir résolument à son modèle commercial-industriel qui fait le succès de son partenaire allemand, mais réussit diversement au Japon et à la Chine.

L'analyse fine des défauts et qualités réels de la société allemande pourra, à cette occasion, nous permettre de discerner celles dont la France doit s'inspirer à moins qu'elles ne sont pas applicables dans notre pays, et ceux, au contraire, dont nous devons nous garder.

Trions ensemble les idées fausses des vertueuses !

Exemples supposés positifs : Déflation compétitive, restrictions salariales de l'ère Schroeder, investissement à l'Est dans une zone à faibles couts, formation par l'apprentissage, succès des corporations professionnelles, co-détermination entre salariés et dirigeants, faible coût de la vie (logements,...), décentralisation, parlementarisme, normalisation et compétitivité, pas de nucléaire militaire, système de santé rationalisé, sortir du nucléaire civil en déployant éoliennes et énergie solaire ou biomasse...

Exemples supposés négatifs : pollution massive d'une électricité issue du charbon et cout de l'électricité, perte de souveraineté énergétique au profit de la Russie, austérité unilatérale à somme nulle en Europe et montée des extrémismes pour les peuples en crise, individualisme national (monnaie, eurobonds, politique énergétique, rigueur excessive,..), délocalisation des contraintes (pollutions, 4ème age, ...), fin du rôle de la banquindustrie, sacrifice de l'émancipation féminine (taux d'emploi, temps partiel, paupérisation,...), vieillissement de la population, fracture culturelle avec son immigration turque (PISA),...



Une référence, en passant, sur le sujet : 

A noter l'ouvrage de Jean-Louis Beffa qui décrit dans son livre "La France doit choisir" quatre approches, deux possibles, une souhaitable


http://www.slate.fr/story/48979/beffa-ou-la-nostalgie-du-colbertisme



"Les Etats peuvent choisir entre plusieurs approches, «de l’attitude libérale à la cogestion à l’allemande en passant par la voie plus hybride de la protection réglementaire». En fait, Jean-Louis Beffa distingue quatre possibilités.



Le modèle libéral-financier, dans lequel l’Etat se place volontairement en retrait du jeu économique, est celui des pays anglo-saxons et des principales institutions financières du globe. Il se caractérise par un marché des capitaux pleinement libéral, des stratégies d’entreprises aux ordres des actionnaires, une politique de concurrence prédominante. Pas besoin de s’étendre: les années 2007-2008 ont révélé les dérives de ce système, ses effets néfastes sont reconnus, tranche Jean-Louis Beffa. La question porte sur la mutation de ce système.



Le modèle commercial-industriel est celui de l’Allemagne, du Japon et de la Chine, mais aussi de la Corée du sud et de la Finlande. Il n’est pas protectionniste mais accorde une large place à l’action publique pour stimuler la croissance des entreprises, privilégie les approches de long terme et s’accompagne d’une relation étroite entre patronat et syndicat. Jean-Louis Beffa, on l’a compris, s’en fera l’avocat, d’autant plus naturellement pour cet X-Mines que ce modèle serait apparenté selon lui au néo-colbertisme. Un retour aux sources.



Le modèle rentier est celui des pays richement dotés en ressources naturelles, comme l’Arabie saoudite et la Russie. Avec un quasi monopole de l’Etat, direct ou non, sur l’exploitation de ces richesses. Quant au modèle autocentré, c’est celui du Brésil et de l’Inde qui donne la priorité au marché domestique et suppose des Etats de grande dimension. Deux cas de figure dans lesquels la France ne peut s’inscrire. Les termes du choix de Beffa, en réalité, se limitent à deux hypothèses.



Il faut croire que la dérive fut grande…

Après une longue description de la construction du nouvel ordre mondial, l’auteur analyse les mutations du modèle français, en relevant «qu’aucun système libéral n’aurait pu réussir à créer ces entreprises qui restent encore aujourd’hui un élément essentiel du dispositif français au sein de la mondialisation».



Soulignant que la transition vers le modèle libéral-financier a été impulsée par la gauche avant d’être poursuivie par la droite, il critique le découpage des grands groupes français pour le seul intérêt des investisseurs anglo-saxons, et regrette que le rapprochement avec le système de cogestion l’allemande ait été remplacé par une gouvernance visant à la primauté de l’actionnaire, allant jusqu’à inventer des stock-options pour les dirigeants afin que ceux-ci alignent leurs intérêts sur ceux des actionnaires plutôt que sur l’intérêt collectif.



Ces propos, qui ne détonneraient pas dans le discours d’un leader du Front de gauche ou de la CGT, sont beaucoup moins convenus sous la plume d’un grand patron qu’on n’entendit jamais s’exprimer publiquement ainsi lorsqu’il était lui-même en plein exercice. Il faut croire, mais on le sait, que la dérive fut grande.



Sortir de l’actuelle gestion du déclin

Aujourd’hui, «c’est la question de la croissance économique de la France qui se pose». Jean-Louis Beffa ouvre des pistes en matière de fiscalité et de distribution des revenus. Il présente aussi une hypothèse dangereuse: le refus d’adopter une voie et de s’y tenir qui caractérise l’actuel malaise français et se traduit par une gestion du déclin.



D’où la nécessité du pacte national, dans le cadre d’une Europe confrontée à «un défi à sa portée». Car si la diversité des situations pose à l’Europe la question du choix de son modèle, l’avenir de la France passe par le resserrement du couple franco-allemand, à l’intérieur d’une Union «à deux vitesses» et acceptée comme telle. Ce qui suppose que la France adopte le modèle commercial-industriel de son partenaire (qui, lui, n’a aucune raison d’en changer)."

jeudi 22 novembre 2012

Les prémisses d'une école nouvelle : le débat fut passionnant !






Une belle soirée, qui a captivé son public ! Quatre intervenants bénévoles qui se sont appliqués à passer leur message réformiste, loin de la résignation ambiante, donc plein de promesses, autant des germes qui se multiplient pour ensemencer une école nouvelle !

Puis vinrent une rafale de questions et témoignages passionnés, venant d'une cinquantaine de spectateurs, et une envie de poursuivre plus loin le sujet !

Résumé de la soirée et bande audio pour (ré)écouter la conférence de cette soirée (mettre un casque !) 

Cliquer sur : http://partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNK15NDRevvRfBVhBvinwgtMxTl6/   (130 Mo)

Timing :
Introduction      JP Brette puis :
3' 35" :             Brigitte Prot                               Psychopédagogue de la motivation
25' 20" :           Thibault Renaudin                       Secrétaire général de l’AFEV
43' 20" :           Témoignage Sylvain Canet,         Directeur d’école, investi dans les présidentielles.
1h 00' 20" :       Christian Renaudin                     Secrétaire général du syndicat SE-UNSA
1h 19' 30" :       Début de la séance de questions / réponses  
                       (au moins aussi intéressant que le début !)




En synthèse :
« L’école a finalement toujours été très perfectible mais les défis de la société de la connaissance nous obligent désormais à réussir son accomplissement.
« …Les élèves déclarent : "Ils ne se rendent pas compte de nos besoins... ! ". Les enseignants répondent "On y arrive plus… !"
« …Quand un enfant rentre à la maison, on lui demande "quelle note as tu eu ?" au lieu de "Est ce que tu as du plaisir ?" »
« …Une refonte plus importante qu’on imagine est à construire tous ensemble. »
« …Plutôt qu’une réforme et un ministre tous les 18 mois, il y a nécessité de stabiliser l’institution pour la refonder dans la durée, dans une certaine Union nationale. »
« …Il faut que chacun progresse dans la connaissance de soi. Ceci pour apaiser les relations et réussir l’orientation des élèves. »
« …Beaucoup va passer par la formation des enseignants, et la valorisation du savoir être. »
« …L’institution doit désormais promouvoir l’expérimentation pédagogique mais les enseignants doivent aussi oser dépasser les excès et frilosités de leur hiérarchie. »
« …La transition douce primaire / collège doit être initiée. Les rythmes et les programmes doivent être progressivement adaptés aux élèves. »
« …Et on doit faire évoluer le monde enseignant par imprégnation du monde extérieur dans l’école. »

N'hésitez pas à nous contacter au 01 46 04 18 67 ou à contact@invivo-asso.fr si vous voulez prolonger la réflexion et l'action citoyenne en compagnie de l'association In Vivo.

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En attendant, quelques citations autour du sujet :

Dans le monde entier, l'école nuit à l'éducation parce qu'on la considère comme seule capable de s'en charger.
[ Une société sans école ]
Illich, Ivan

« On n'enseigne pas ce que l'on sait.
On n'enseigne pas ce que l'on veut.
On enseigne ce que l'on est. »
Jean Jaurès

Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens. 
Tu m'impliques, j'apprends.
Franklin, Benjamin 

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes
et le peu de bien que nous pensons des autres.
Mark Twain

Il y a très peu d'hommes vraiment originaux; presque tous se gouvernent,
pensent et sentent par l'influence de la coutume et de l'éducation.
Voltaire

Nietzsche écrivait : si on veut des esclaves, c'est un contre-sens de leur donner une éducation de maîtres.

"L'autorité n'est pas obéissance mais reconnaissance d'une relation
dissymétrique dont chacun reconnait la justesse et la légitimité
et où tous deux ont d'avance leur place fixée."
Hannah Arendt

L'éducation doit chercher sa voie entre le Scylla du laissez-faire et le Charybde de l'interdiction.
[ Nouvelles Conférences sur l'introduction à la psychanalyse ]
Freud, Sigmund

L'objectif de toute éducation devrait être de projeter chacun dans l'aventure d'une vie à découvrir,
à orienter, à construire.
[ Abécédaire de l'ambiguïté de Z à A ]
Jacquard, Albert

Un des plus grands problèmes de l'éducation est le suivant:
comment unir la soumission sous une contrainte légale avec la faculté de se servir de sa liberté?
Car la contrainte est nécessaire ! Mais comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte?
[ Réflexions sur l'éducation ]
Kant, Emmanuel

La violence n'est pas innée chez l'homme. Elle s'acquiert par l'éducation et la pratique sociale.
  [Françoise Héritier]
Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001

L'éducation n'est, en somme, que l'art de révéler à l'être humain
le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l'emploi de ses énergies
et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.
  [Henry Bordeaux]
Extrait de Les pierres du foyer

La France n'est pas la Suède : le rapport à la politique, chez nous,
repose plus sur le modèle romain de la clientèle
que sur le modèle nordique de la pédagogie.
Pascal Lamy

Confucius  L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos : elle n'éclaire que le chemin parcouru.
 
Einstein, Albert  La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
             
"Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser."
[ Esquisses de l'homme ]
Emile-Auguste Chartier, dit Alain

Le difficile n'est pas d'apprendre ce qu'on ne sait pas, c'est d'apprendre ce qu'on sait.
  [Jacques Salomé]

Quand on ouvre une école, on ferme une prison.
Victor Hugo

Rousseau : éduquer c'est perdre du temps : "Oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l'éducation ? Ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre." Rousseau

"L'éducation des enfants ressemble à la mastication des pierres dures."
Citation arabe ; Livre des proverbes arabes - IIe siècle.

"L’intelligence ne peut être menée que par le désir.
Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie.
L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie.
La joie d’apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs."
Maria Montessori

Michel Serres. Il disait "Regardons le mot "Autorité". Il vient de Auctoritas qui a donné Auction en anglais.
L'Auction est celui qui augmente les sommes lors des enchères. Il se porte garant, caution que la somme sera donné.
En fait l'Auction est celui qui est responsable de la somme.
Michel Serres disait que donc l'autorité est celui qui "Augmente". Le mot Augmentation ayant d'ailleurs la même source ethymologique.

Tous les moyens de l'esprit sont enfermés dans le langage ;
et qui n'a point réfléchi sur le langage n'a point réfléchi du tout.
Alain

L'adolescent est l'être qui blâme, qui s'indigne, qui méprise.
  [Alain] [+]
Extrait de Hegel


Penser, c'est dire non.
Alain

vendredi 5 octobre 2012

Grand débat à Boulogne Billancourt sur l'avenir de l'école en France : réservez votre jeudi 22 novembre 2012 à 20h30 !


 



Après le succès des deux précédentes éditions, le prochain grand débat animé par l’association boulonnaise IN VIVO portera sur l’avenir de l’école en France. 

Tous les sujets pourront être abordés selon vos intérêts, comme par exemple : 
  • Réformer ou refonder ? comment et pourquoi ? Peut-on faire mieux à budget constant ?
  • Rythmes scolaires : moins d’heures et moins de vacances ? Évaluation : abuse-t-on des notes ?
  • Quels contenus ? lire - écrire - compter ? ou aussi arts, numérique, morale ou religions, santé, nature, psychologie, sport,… ?
  • Redoublement : vers une modularité des programmes pour s’adapter à l’élève? ça se passe comment à l'étranger ?
  • Violence à l’école : arrêter le massacre ? Boucs émissaires et place pour la différence : comment faire ?
  • Mixité sociale, filières, orientation précoce : comment éviter le nivellement par le bas ? école pour tous ET élitisme ?
  • Délivrer le savoir à l’élève ET le rendre acteur de son apprentissage ? moderniser les relations prof / élèves ?
  • Les éducateurs sont-ils assez reconnus et formés ? privé / public ? Que faire des "mauvais profs" ?
  • L’école, outil d’émancipation personnelle ET capacité d’insérer dans l’emploi ? Ouvrir l’école sur la société civile ?
  • Rôle des parents : sont-ils trop absents ? comment les impliquer ? quels rôles jouent les médias ?
  • Etc…
Vous trouverez déjà dans la publication précédente ici et ci dessous dans ce blog quelques articles pour votre réflexion en prévision de votre participation à ce débat !



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Parce qu’améliorer notre société est l’affaire de chacun et pas seulement celle de l’Etat, venez apporter votre vision de l'école. Réformer le "mammouth", faire participer la société civile à l'éducation, mieux comprendre et s’approprier les enjeux et solutions possibles, soutenir de nouveaux rythmes, de nouveaux savoirs, de nouvelles méthodes, la réussite personnelle et professionnelle de notre jeunesse, voilà le programme de la soirée ! 

A propos de l'association In Vivo : 

L’objet de l’association est de contribuer à la compréhension de la société contemporaine, au renouveau du débat sociétal. L’association, totalement apolitique et indépendante, existe grâce aux compétences et à l’engagement bénévole de ses adhérents dans l’organisation de débats, et dans l’édition papier ou en ligne de publications thématiques à l’attention de nos concitoyens boulonnais. 
Contact : Le président - JP Brette 06 84 52 04 00

Venez nous rejoindre sur facebook ici et surtout confirmer votre venue et/ou faire circuler notre invitation facebook en cliquant ici  puis choisir en haut à droite : "Inviter mes amis")
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Biographie des intervenants :

a) Christian Chevalier

Biographie Wikipedia :

Ancien élève de l’école normale de Cahors (Lot).
Il intègre le siège national du SE-UNSA en 2003 et il est élu secrétaire national chargé du secteur « formation des enseignants-débuts de carrière » en 2004.
Le 19 mai 2009, il est élu secrétaire général du SE-UNSA. Il est également membre de l'Exécutif national de la fédération UNSA éducation et du Bureau national de l'UNSA.

L'UNSA Éducation est présente dans tous les secteurs de l'éducation, de l'éducation populaire, de la recherche et de la culture (personnels enseignants, administratifs, techniques, ouvriers, de service, de santé et sociaux). À la suite des élections professionnelles de 2011, elle est aujourd'hui, derrière la FSU, la deuxième fédération de l'Éducation nationale (deuxième chez les enseignants, première chez les personnels administratifs et techniques, première chez les personnels d'inspection et de direction.


b)      Brigitte Prot

Biographie Wikipedia :

Psychopédagogue, enseignante et formatrice à l'Institut supérieur de pédagogie de Paris, Brigitte Prot intervient auprès des élèves, des parents et des professionnels de l'enseignement et de l'éducation, dans différents cadres institutionnels. Elle a créé la méthode du Bilan et de l'Itinéraire de Motivation et d'Orientation(r), fondée sur une approche personnalisée et systémique des situations scolaires. Elle est, notamment, l'auteur de Profession : motivatrice - Réveiller le désir d'apprendre (éd. Noêsis, 97 & 98).

Psycho-pédagogue, du collectif « École Changer de Cap » : http://brigitte-prot.fr      www.ecolechangerdecap.net   



c)      Thibault Renaudin

Secrétaire National, AFEV
Président du Comite Régional des Association de Jeunesse et d'Education Populaire Midi-Pyrénées.
Secrétaire National, AFEV

L’AFEV :
« Créée en 1992, l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) est née de l’envie de lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires, et de créer un lien entre deux jeunesses qui ne se rencontraient pas ou peu : les enfants et jeunes en difficulté scolaire ou sociale, et les étudiants.
L’action de l’Afev a évolué au fil des années pour se concentrer aujourd’hui sur l’accompagnement individualisé, un projet qui réunit un étudiant et un enfant, dans une approche d’éducation non formelle. Les bénévoles de l’Afev peuvent aussi s’investir dans des projets collectifs promouvant essentiellement les notions de citoyenneté et de solidarité.
En savoir plus sur nos actions.
L’intervention de ces étudiants bénévoles vise à réduire les fractures (sociales, spatiales, numérique, civique…) qui traversent notre société et touchent d’abord les enfants et les jeunes des quartiers populaires.
Avec 7000 étudiants agissant auprès de 7 000 enfants (chiffres 2012), l’Afev est aujourd’hui le premier réseau national d’intervention d’étudiants solidaires. Depuis 20 ans, l’association a permis à 124 000 enfants et jeunes d’être accompagnés dans leur parcours scolaire, grâce à l’intervention de 124 000 bénévoles.
Agissant en complément de l’école publique, aux côtés des enseignants et des chefs d’établissement qui repèrent les enfants et les jeunes en besoin d’accompagnement, l’Afev a également développé des partenariats toujours plus étroits avec les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités territoriales. Plus de 124 villes sont aujourd’hui associées au projet de solidarité de l’Afev, et une cinquantaine d’universités reconnaissent désormais la valeur de l’engagement des étudiants bénévoles via l’attribution de crédits ECTS. »
www.afev.org

d)      ainsi que Sylvain Canet : invité pour témoigner comme Directeur d’école à Boulogne-Billancourt et comme fin connaisseur du monde de l’éducation (un des membres fondateurs de notre association)
 
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Rappel des débats précédents organisés par l’association In Vivo :

* Juin 2011 :« Energie, quel scénario pour 2050? Devra t-on vivre autrement ? »
Invités : l'OPECST, Negawatt, Sauvons le climat, WWF International. Animation : Jean-Louis Courleux, journaliste

* Janvier 2010 : « Où en est le rêve américain ? Après un an de présidence de Barack Obama »
Invités : Guy Sorman, écrivain et Hubert Védrine ancien ministre des affaires étrangères.
Animation : Eric Revel, directeur de la rédaction de LCI