Plus d'informations sur les débateurs :
Hubert Vedrine
Quelques éléments en vidéo :
Intervew mars 2009
Interview 26 octobre 2009
Son dernier livre : "Le temps des chimères"
Présentation de l'éditeur
" Où en sommes-nous en 2009-2010? Non pas à l'avènement d'un "monde multipolaire" plus juste, plus harmonieux et forcément stable, mais au début d'une longue redistribution des cartes qui prendra la forme d'une bagarre ou, en tout cas, d'une compétition multipolaire à rebondissements multiples et à l'issue incertaine. Et, conjoncturellement, à un carrefour d'incertitudes sur les modalités, les formes et le rythme de la sortie de "crise", à supposer que nous n'ayons vécu qu'une simple "crise" et non une mutation d'une ampleur et d'une durée imprévisibles. C'est la simultanéité et l'interrelation de ces mutations qui font la singularité du temps présent. " Hubert Védrine. Au cours des cinq dernières années, l'ancien responsable du quai d'Orsay, reconnu désormais en France et à l'étranger comme l'un des meilleurs experts en matière de relations internationales, est intervenu dans la presse et les revues spécialisées sur l'ensemble des questions géopolitiques de ce début de nouveau siècle. Dans l'esprit de Face à l'hyperpuissance, paru en 2003 chez Fayard, Hubert Védrine poursuit son décryptage du monde actuel.
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Guy Sorman
Quelques éléments en vidéo : "Quels enseignements devons-nous tirer de la crise ?"
"Le 21ème siècle sera américain" grace à la capacité d'innovation de cette nation, nous dit-il. "Je ne vois pas la Chine prendre le relai" de ce leadership, ajoute-t-il.
Son dernier livre : "L'économie ne met pas"
Présentation de l'éditeur
L'économie n'est plus une opinion, c'est une science. Les percées théoriques et leur application politique ont, depuis trente ans, transformé la condition humaine : le monde est entré dans une phase de développement sans précédent. Il n'existe plus désormais qu'un seul système économique : le marché mondialisé. Fondé sur l'innovation incessante et l'esprit d'entreprise, ce système est progressiste et imparfait : il exige des critiques, à condition qu'elles soient scientifiques, et des corrections politiques, à condition qu'elles ne détruisent pas le système lui-même. Cette économie moderne n'est pas à l'abri des fluctuations, mais le temps des grandes crises semble passé : les nations qui appliquent les enseignements de la science économique connaissent la croissance la plus forte, les mauvais élèves payent par leur stagnation. Ici, Guy Sorman rencontre les grands théoriciens de notre temps et les praticiens ; il montre comment les découvertes théoriques expliquent les succès et les échecs du développement au sein de toutes les civilisations. Ce livre est un état de la connaissance économique à travers le monde.
Autre livre : "Made in USA"
Présentation de l'éditeur
Les Américains ne sont plus des Européens ; les Etats-Unis sont devenus une civilisation singulière, sans équivalent, profondément religieuse. Cette nation emportée par sa croyance en une mission démocratique envers le reste du monde nous devient toujours plus impénétrable, plus incompréhensible. Le pouvoir politique sous le contrôle vigilant du peuple et des médias, l’économie dictée par une concurrence sans relâche, l’intégration volontariste des minorités ethniques et de millions d’immigrés, l’enthousiasme des Eglises, les ligues morales et les mouvements de rébellion, la violence et sa répression, obéissent à des principes qui ne sont pas communs en Europe. Le culte du corps, le sport et la sexualité ne suivent pas non plus nos codes. Cette civilisation américaine est si particulière que l’on ne peut plus parler d’un modèle qui serait exportable ; tant de singularité laisse le monde perplexe, fasciné ou hostile. Le malentendu transatlantique entre eux et nous n’est donc pas près de se dissiper, quels que soient les aléas de la politique intérieure et des conflits mondiaux.
Mais ce livre qui en rend compte est avant tout un voyage, une collection de personnages célèbres ou inconnus, et une méditation de l’auteur, commencée à l’âge des premiers charters, en 1962, poursuivie jusqu’en 2004 dans l’Amérique de Bush et de Kerry. Guy Sorman, qui nous fit découvrir en 1983 La Révolution conservatrice américaine et le reaganisme, poursuit ici sa description des Etats-Unis si proches de nous en apparence et en vérité si exotiques.
Mais ce livre qui en rend compte est avant tout un voyage, une collection de personnages célèbres ou inconnus, et une méditation de l’auteur, commencée à l’âge des premiers charters, en 1962, poursuivie jusqu’en 2004 dans l’Amérique de Bush et de Kerry. Guy Sorman, qui nous fit découvrir en 1983 La Révolution conservatrice américaine et le reaganisme, poursuit ici sa description des Etats-Unis si proches de nous en apparence et en vérité si exotiques.
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Pour alimenter le débat : l'actualité :
- "USA, le rebond"
Si l'histoire ne s'est pas répétée, c'est d'abord parce que les tragiques erreurs de politique économique et monétaire commises à l'époque n'ont pas été reproduites. Au contraire des stratégies restrictives et déflationnistes alors mises en oeuvre, le gouvernement a décidé cette fois un plan de relance d'une ampleur sans précédent (787 milliards de dollars), tandis que la Réserve fédérale a abaissé ses taux directeurs à zéro pour cent.
Cette riposte massive a apparemment pleinement réussi, démontrant une fois encore que la faculté de l'Amérique à gérer les crises est aussi grande que son incapacité à les prévenir. Ce succès permet à la première économie mondiale de sortir de la récession de façon plus vigoureuse qu'attendu, mais aussi plus forte que l'Europe, où les plans de relance ont été plus timorés.
Mais à y regarder d'un peu plus près, le contenu de la reprise observée au troisième trimestre aux Etats-Unis est autant porteur d'inquiétudes que d'espoirs. Que se passera-t-il quand les mesures exceptionnelles d'aide gouvernementale, comme la prime à la casse dans le secteur automobile, disparaîtront ? A elle seule, cette dernière explique la moitié des 3,5 % de hausse du PIB. Le secteur privé parviendra-t-il à prendre le relais ?
Second élément troublant : c'est essentiellement grâce à la consommation des ménages et à l'investissement résidentiel que la machine économique est repartie outre-Atlantique. Autrement dit, grâce aux deux postes qui ont été à l'origine de tous les excès et qui ont conduit au krach de 2008. Cela veut dire que les Américains n'ont pas renoncé à leurs mauvaises habitudes, à leur addiction au crédit (leur dette s'élève encore à 2 500 milliards de dollars !), au fait de vivre au-dessus de leurs moyens, de dépenser trop et de ne pas épargner assez. C'est pourtant au prix de telles mutations que l'économie américaine parviendra à s'assainir en profondeur. Et à contribuer durablement à la croissance mondiale.
- USA: le plan de relance a créé ou sauvé 1 million d'emplois
- "Le pétrole remonte à près 80 dollars grâce à la croissance aux USA"
- USA: les ventes de logements neufs suscitent des inquiétudes sur la reprise
- Déclaration de JL. Mélanchon : Fin du dollar comme monnaie pivot ? Politique de l'UE et la question de la fin de l'atlantisme...
Madame la Présidente,
Madame la Commissaire,
Madame la Ministre,
Dans la tourmente économique actuelle le Parlement nouvellement élu a le droit a une information actualisée et précise concernant l’avancement dans la construction du grand marché transatlantique sur le plan économique et financier. L’horizon de 2010 à 2015 pour ce marché dérégulé est-il maintenu ? Je pense que ce serait une grave erreur compte tenu de l’état de délabrement des fondamentaux de l’économie des Etats-Unis et de leur refus de mettre de l’ordre dans la sphère financière, en plus des raisons de principe qui me conduisent à récuser que ce partenariat soit une « pierre angulaire » de la politique extérieure de l’Union.
Dans ce souci, je demande quelles mesures vont être prises pour faire face à l’effondrement du dollar et aux risques que cela fait courir à l’Europe et au monde. Pourquoi n’avoir pas examiné sérieusement la proposition de la Chine d’une monnaie commune mondiale au profit de la stabilité de l’économie planétaire ? Je veux mettre en garde contre un atlantisme désuet qui est un archaïsme dangereux au moment où le monde a besoin d’une Europe indépendante des Etats-Unis.






